Quaero expliqué

Le temps de l’Internet n’est pas celui de la mécanisme bruxello-étatique de distribution de subventions. Quaero a été annoncé il y a trois ans, soit une éternité ! Il remplace maladroitement le capital risque et les business angels. Il ne favorise pas véritablement les entrepreneurs au vu des bénéficiaires (France Telecom, Thomson, les labos). Il aide des chercheurs sans produits et sans modèle économique. Il permet peut-être à quelques centaines de chercheurs de travailler dans des conditions décentes mais très insuffisant pour s’attaquer aux entreprises américaines dominantes du secteur(...).

C'est sur Opinions Libres. Comme toujours sur le blog d'Olivier Ezratty.  l'analyse est particulièrement fouillée, bien au-delà de ce que j'en disais il y a quelques jours. Vous y apprendrez notamment dans le détail qui bénéficie de cet argent public. 

Nous sommes d'accord avec Olivier sur la conclusion:

Quaero est un outil de financement de la recherche, pas un outil “industriel”. C’est l’une des pompes à finance des grands groupes, spécialisés dans le sport de collecte de subventions.

Sous Sarko, la pompe à finance chiraquienne continue de fonctionner

Euros2 Thomson , France Telecom, Exalead , Jouve et quelques autres ont (enfin) décroché le gros lot.  Le projet Quaero de "Google européen" lancé par Chirac n'est pas mort , les allemands l'ont laissé tomber, mais les lobbyistes ont finalement décroché le feu vert de la commission européenne pour se partager 100 millions d'euros de subvention de l'Etat français.

J'ai déja eu l'occasion de dire que je ne crois pas une seconde que Quaero produira quoi que ce soit de significatif. Les services internet qui marchent sont produits par des entrepreneurs, pas par des bureaucrates.

Ah! si, tout de même, je lis sur PCimpact que "Quaero espère proposer des services multimédias comme la recherche d’une bande audio en polonais avec des mots clés français" , bigre, j'attends ça avec impatience!

Je croyais naivement qu'avec Sarkozy ce genre de pompe à finance disparaîtrait. Mais les chiraquiens sont toujours là (et en la matière, le PS n'est pas mieux).

entreprenariat 2.0 où es-tu?

Chirac Alors que Les Etats-Unis connaissent une vague de création de nouveaux services web sans précédent depuis la fin des années 90, la France compte toujours les projets sur les doigts des deux mains. Pourtant, il n'a jamais été aussi facile d'entreprendre sur l'Internet: les technologies sont beaucoup plus puissantes et faciles d'emploi qu'il y a cinq ans, le budget nécessaire pour démarrer, même pour un projet relativement ambitieux, ne se compte plus en millions mais en quelques dizaines de milliers d'euros, les investisseurs tentés par l'aventure sont relativement nombreux et prêts à financer les bons projets... mais rien ne bouge ou presque. Il y a beaucoup trop peu de nouveaux venus dans le monde des créateurs de services Internet!

(via libé France 2.0)

Quaero Lycos

Des industriels

Siemens...Thales...Thomson...Bertelsmann...France Telecom...Deutsche Telekom...

Des instituts de recherche

Inria...Inra...CNRS...Clips/Mag...RWTH-AAchen...Université de Kalrsruhe...

Des fournisseurs de contenus

INA...Studio Hambourg...

Des start-ups

Exalead...LTU...Vecsys...


Cela faisait déja bien du monde autour du berceau du projet de moteur de recherche franco-allemand Quaero, doté d'un financement public considérable de 1 milliard d'euros.

Voila que Lycos annonce sa participation au projet. Ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle, si on en juge par le parcours désastreux de Lycos qui continue à perdre des dizaines de millions d'euros comme à la belle époque de la bulle.

Ce projet avant tout politique ne va en tout cas pas être facile à gérer... Il va falloir un sacré chef de projet pour réussir à mettre tout le monde d'accord, et peut-être produire un service capable de rivaliser avec Google sur la technologie mais aussi sur ... la simplicité de l'interface!

Alors, est-ce mission impossible? et vous, qu'en pensez-vous?

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