On tombe parfois sur de bons articles dans le journal d'hier, enfin je veux dire dans le journal papier qu'on reçoit toujours le lendemain.
Ce matin donc, je suis tombé sur deux articles très intéressants dans Le Figaro, l'un sur une expo Van Gogh à Londres qui m'a donné envie d'affronter le froid et la pluie pour aller la voir, l'autre sur l'identité nationale, signé par Claude Allègre et Denis Jeambar qui dirige L'Express (coincidence, rien à voir avec le tweetclash d'hier).
Dans ce dernier papier, intitulé "il n'y a pas de Français de souche", Allègre et Jeambar exposent leur point de vue, plutôt intéressant et nuancé, sur le système de valeurs qui sert de ciment à notre pays. Je ne suis pas d'accord avec toutes leurs idées, mais j'apprécie la lecture.
Mais voilà: dés la fin de la première colonne, les deux compères en viennent à la liberté d'expression, qui serait selon eux prise dans une tenaille qui la menace, entre Internet d'un côté, et les sondages de l'autre.
Leurs mots pour parler d'Internet sont typiques de cette pensée unique qui régne parmi nos "élites":
"Internet, espace nouveau de liberté, est aussi un territoire non-contrôlé sur lequel sont violées toutes les lois de protection des individus élaborées au fil des siècles".
Carrément!
On comprend mieux pourquoi la loi de filtrage de l'Internet Loppsi arrive à l'assemblée dans un relatif consensus des politiques et des medias anciens. Les cowboys de la pensée unique veulent rétablir l'ordre dans le territoire.





