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Depuis l'effondrement gigantesque de la pyramide de Ponzi montée par Madoff, chacun connait mieux ce système frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements effectués par les clients en utilisant les fonds apportés par les nouveaux entrants dans la chaîne. Ce qui me frappe, c'est que ce système de fuite en avant financière parait être indémodable, et même furieusement tendance.

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Indémodable: certains ont fait remarquer lors des débats sur les retraites l'an dernier que le système de retraite par répartition est une pyramide de Ponzi. Nous (les actifs) payons aujourd'hui pour les retraites des assurés d'hier, en espèrant qu'il restera suffisamment d'actifs demain pour payer nos propres retraites. 

Furieusement tendance: Groupon, qui prépare une entrée en bourse au Nasdaq sur une valorisation faramineuse, ne serait qu'une vulgaire piramide de Ponzi si on en croit cet article très argumenté de Techcrunch ou l'auteur explique:"They’re using money from new deals to pay for previous deals".

Particulièrement à la mode en Europe: Les prêts successifs à la Grèce ne pourront être récupérés par les prêteurs que si de nouveaux prêts sont accordés pour rembourser les précédents. A chaque fois, le montant de la dette et des intérêts s'accroit, et les nouveaux prêts sont plus difficiles à obtenir. On va peut-être encore une fois replâtrer la pyramide grecque, mais c'est juste une question de temps, la Grèce fera défaut en ruinant ses créanciers et sortira probablement de l'euro.

 

Décidemment nous vivons dans un monde de fuite en avant. Espérons que tout cela ne finira pas comme ça:

 

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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 15:15

Laurent Blanc lynché par les médias? ce bonbon de mec, qui a relevé l'équipe de France après la perdition en Afrique du sud:::pourquoi vouloir toujours detruire ce qui marche? Laurent Blanc un defenseur qui a passe sa vie a se sacrifier au service du collectif.

 

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Il n'y a pas beaucoup de blancs, c'est un fait.  

Cette histoire exprime certainement un malaise, de manière maladroite. Mais au lieu de lyncher on pourrait en discuter.

 

Pierre et Bertrand (Quesada)

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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 21:55

FrenchWeb a pris l'initiative d'interviewer Philippe Marini, ce député qui a fait parler de lui récemment en proposant de faire payer aux possesseurs d'ordinateurs la redevance TV, projet heureusement abandonné.

Le député taxoïnomane a par contre réussi à faire voter une taxe sur les achats d'espaces publicitaires sur Internet, fixée à 1% pour commencer. Vous verrez, nos dirigeants trouveront bien pratique dans les années à venir de la monter à 2, puis 3 ou 5%, en vertu du principe que dans ce pays on taxe ce qui marche et on subventionne grassement tout ce qui ne marche pas, sans doute pour préparer l'avenir.  

Mais là ou Marini a fait très fort, c'est qu'il a réussi à faire croire à nos braves Media qu'il s agissait de "taxer Google", le grand méchant loup qui a mis ses serveurs en Irlande pour profiter d'un régime fiscal avantageux. Le populisme c'est vaseline des gouvernants qui veulent nous la mettre bien profond.

Je lui ai donc posé la question suivante, savourez sa réponse :

Pierre Chappaz (via Frenchweb), fondateur de Kelkoo et PDG de Wikio Group :Pourquoi tout le monde appelle cette taxe la “taxe Google” alors qu’elle ne frappe que les annonceurs français et absolument pas Google?

Philippe Marini : Et bien parce que Google est une société dont le quartier général européen est en Irlande, et qui supporte la fiscalité irlandaise, c’est-à-dire 12,5 % des bénéfices. Compte tenu d’un montage avantageux via la Hollande, le 12,5 % se réduit à 2,4 %, autant dire que Google Europe fonctionne en franchise d’impôts. La France n’a pas les moyens de fonctionner en franchise d’impôts. Ensuite, le droit communautaire fait obstacle à toute taxation qui modifierait les conditions de concurrence entre les Etats de l’Union tant et si bien que notre seule possibilité, pour éviter le problème que je signalais tout à l’heure, par rapport aux espaces publicitaires sur les autres médias, consiste à taxer les acheteurs professionnels français de publicité. C’est notre seule voie possible compte tenu de ce que j’appellerais le carcan européen.

 

 

Vous avez compris l'entourloupe? Marini explique tout bonnement que puisqu'on ne peut pas taxer Google, on taxe les clients de Google. Comme si c'était la même chose!


Il fait référence au "problème" en précisant : 
"Il faut comprendre que les achats d’espaces publicitaires sont taxés lorsqu’il s’agit des médias classiques, lorsqu’il s’agit de la radio et de la télévision, mais ne le sont pas lorsqu’il s’agit de sites internet."

Là, sauf si tout a changé depuis que je ne suis plus directeur de la com d'IBM, il est carrément dans le mensonge. Je suis surpris qu'aucun journaliste ou commentateur ne l'ait relevé: Quand un annonceur achete de l'espace à la télé ou dans la presse, il ne paye pas la moindre taxe, sauf dans l'imagination du député.

Décidément ce Monsieur navigue entre incompétence, mensonge et langue de bois.

Lire l'article de frenchweb :  http://wik.io/94Dqb

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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 11:14

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ça surfe! de gauche à droite: Bertrand Quesada (E-buzzing), Frédéric Montagon (Over-blog), Julien Romanetto (Over-blog), Laurent Binard (Wikio), moi et Gilles Moncaubeig (Over-blog).


Créer et développer une startup, c'est une histoire d'hommes et de femmes.

 

Une startup c'est une vision bien sûr, mais c'est surtout un travail acharné, de longue haleine, pour la concrétiser.

Une startup c'est une expérience humaine intense, exceptionnelle, presque fusionnelle.

Entrepreneur, je me définis avant tout comme un coach: celui qui fait partager la vision à tous, et dont le rôle essentiel est de constituer et d'entraîner une équipe passionnée, talentueuse, une équipe qui joue pour gagner.

 

Construire le groupe de social media leader en Europe

 

Lorsque nous nous sommes rencontrés au printemps avec Frédéric Montagnon et Julien Romanetto, les fondateurs d'Overblog, nous avons de part et d'autre ressenti une forte envie de travailler ensemble. Au-dela de la complémentarité des entreprises et des savoir-faire, nous l'avons tout de suite senti: le courant passait entre nous, et passait fort! Nous étions immédiatement capables de formuler la même vision: nous voulons tous construire le groupe de social media leader en Europe. Nous avions le sentiment qu'ensemble nous pouvions être plus forts, en France comme en Europe.

Alors a commencé une longue période de flirt ... il y avait aussi beaucoup de détails à discuter, nos actionnaires à convaincre ... Mais plus nous avons appris à nous connaître, plus nous avons eu envie de travailler ensemble. Envie de nous marier.

L'équipe d'Overblog, autour de Gilles Moncaubeig à Toulouse, autour de Fred et Julien à Paris, est vraiment une équipe géniale: ce sont de vrais experts, passionnés par le Web, ses technologies, les blogs et les medias sociaux. La complémentarité avec l'équipe de Wikio et celle d'E-buzzing qui a rejoint le groupe en début d'année est parfaite: comme le dit Frédéric, "ensemble nous formerons un groupe capable de maîtriser la production, la publication, la hiérarchisation et la monétisation de contenus éditoriaux participatifs."

Un groupe composé de 120 collaborateurs, avec des bureaux à Paris, Toulouse, Londres, Rome et Milan (Promodigital). Une équipe archi-motivée, au service des blogueurs, des créateurs et des propulseurs de contenus sur le web.

L'audience cumulée et dédupliquée de nos sites atteint en Juillet, selon Comscore, 13 millions de visiteurs uniques en France, et 26,4 millions dans le monde.

 

Je mesure ma chance de conduire cette fantastique aventure.

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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 17:33

Inzoe Les réactions d'indignation sont très nombreuses dans la blogosphere après la confirmation par le  Président PS du Conseil Régional d'Aquitaine, de la condamnation de Zoe Sheppard ( Aurélie Boudet ) à quatre mois de suspension de la fonction publique, pour avoir écrit quelques vérités dérangeantes sur le fonctionnement ubuesque de son administration. Et après ces 4 mois sans solde, 6 mois "sous observation", ce qui signifie en clair avec un sparadrap sur la bouche.

J'aurais aimé que quelques blogueurs de gauche se joignent aux défenseurs d'Aurélie, ce n'est guère le cas, nous vivons sans doute encore en France avec un Mur de Berlin dans les têtes.

Pourtant le débat suscité par cette affaire est loin d'être caricatural, pour en juger jetez un oeil sur les commentaires à mon précédent billet sur l'affaire, que Google avait jugé suffisamment intéressant pour le mettre en bonne position sur ses pages.

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 04:03
  

Zoe Incroyable cette affaire Zoé Shepard ... Aurélie Boulet (son vrai nom) devrait être exclue pour 2 ans de la fonction publique par le conseil régional PS d'aquitaine pour avoir dénoncé le glandage et le népotisme de ses collègues fonctionnaires ... "Zoé" n'a pas cité le moindre nom dans son livre, ni dit qu'il s'agissait du Conseil Régional d'Aquitaine... mais ses collègues "simplet", "coconne" et quelques autres se sont reconnus dans le récit !!!

Le Président du Conseil, Rousset, osera-t-il confirmer cette condamnation inimaginable ?! Il ferait mieux de se pencher sur le fonctionnement ubuesque de son administration que décrit le bouquin: Zoe Shepard , absolument dé-bor-dée !

Je vous recommande aussi l' interview de Zoe dans Fluctuat.net

dont voici un extrait:

S'il y a un message à retenir, c'est que le népotisme est la plaie de certaines grosses collectivités territoriales, que l'hyper-politisation des agents est néfaste au bon fonctionnement de ces structures, qu'il faut arrêter d'embaucher massivement juste pour rendre service à ses amis.
Si certains Puissants, élus ou directeurs, pouvaient arrêter de considérer les deniers publics comme l'extension de leur portefeuille personnel, ce serait un plus certain. Je paye mes impôts avec plaisir (tout est relatif), mais savoir qu'ils vont financer la nouvelle voiture offerte par l'élu à sa maîtresse du mois, ça me fait très mal.

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 02:04

J'ai vu beaucoup trop de slides Powerpoint aujourd'hui en réunion des managers Wikio...

Heureusement elles n'étaient pas aussi compliquées que celle-ci, qui est extraite d'une présentation destinée au General McChrystal, chef des forces armées américaines en Irak.

Commentaire du général:

“When we understand that slide, we’ll have won the war”

Source NYtimes

Afga


 

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 06:18

Après avoir longtemps vécu en Suisse, je suis rentré en France l'an dernier en faisant confiance au bouclier fiscal.

Aujourd'hui, ce bouclier est remis en cause de tous les côtés.

Que les socialistes fassent assaut de démagogie contre le bouclier fiscal qui limite les impôts à 50% des revenus, on peut comprendre. Pour la gauche, "faire payer les riches", c'est génétique. Et sans limites.

Mais voilà qu'à droite, Villepin, Juppé, Fourcade, et les députés UMP inquiets pour leur ré-élection, se joignent à ce grand concours national de démagogie. Le compte-rendu du Figaro explique que lors de la réunion des élus UMP "Le sénateur Jean-Pierre Fourcade a réclamé, sous les applaudissements, la suspension du bouclier fiscal tant que la situation budgétaire n'est pas assainie".

"Tant que la situation budgétaire n'est pas assainie" ? Comme le budget français est en déficit depuis 30 ans, et que ce n'est pas prêt de s'arranger, Fourcade aurait pu avoir l'honnêteté de dire qu'il proposait la suppression et non la suspension du bouclier.

Erreur de diagnostic

Ces élus de droite se trompent de diagnostic. Leur électorat s'est abstenu aux régionales parce que Sarkozy n'a pas tenu ses promesses. En fait de rupture, c'est sa politique consistant à donner en permanence des gages à la gauche qui est en rupture avec sa campagne de "droite décomplexée".

Les électeurs de 2007 avaient voté pour remettre la France au travail, en mouvement. Pas pour assister à des nominations en cascade de personnalités de gauche sur le retour, à des augmentations d'impôts (taxe carbone, taxe ceci, taxe cela), au remplacement du RMI par un RSA encore plus coûteux, à la loi Hadopi, etc.

Certes, Sarko a pris quelques bonnes mesures, qu'on peut qualifier de droite, comme la réduction du nombre de fonctionnaires, la statut de l'auto-entrepreneur, l'autonomie des universités. Mais le compte n'y est pas. Ainsi, rien de sérieux n'a été fait pour s'attaquer au niveau record des charges sociales, qui pénalise l'embauche et diminue les salaires nets. Ou est le débat sur ce sujet pourtant crucial?

Revenons au bouclier fiscal. Est-ce une mesure de droite?

Le socialiste espagnol Zapatero a supprimé l'impôt sur la fortune. C'est plus courageux qu'une mesure comme le bouclier, qui vise seulement à limiter les effets de cet impôt, sans y mettre fin.

La suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) a été décidée dans les huit autres pays de l'Union européenne où il était en vigueur en 1994, ce n'est pas un hasard! car son rendement est négatif: il rapporte moins que que ce qu'il coûte du fait de la fuite des contribuables. Supprimer l'ISF, ce serait donc une mesure de bon sens.

En 2007, Sarkozy n'a pas osé le proposer, sans doute inquiet de toucher un tel tabou. Aurait-il dû le faire, plutôt que de promouvoir un bouclier destiné à le neutraliser sans le dire? la réponse n'est pas évidente. L'idéologie dominante en France reste celle de la gauche. Le poids de l'Etat et l'assistanat généralisé sont au niveau d'un record mondial.

Avec un vrai programme de droite Sarkozy n'aurait peut-être pas été élu en 2007. Mais ce qui est sûr, c'est que s'il cède sur un thème aussi symbolique que le bouclier fiscal, il ne sera pas réélu en 2012.


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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 09:46

Il y a quelques jours j'ai publié ceci sur mon Twitter. Pour voir de quoi je parle:  Image 45

Soudoplatoff m'a répondu: "Celui qui n'est pas communiste à 20 ans n'a pas de coeur. Celui qui l'est toujours à 40 n'a pas de tête."


J'ai donc été communiste à 18 ans. Militant, comme mes parents. Ma déception a été à la mesure de l'utopie: les révélations successives des horreurs commises m'ont ouvert les yeux, et j'ai été vacciné contre toute forme de totalitarisme.

Ensuite pendant longtemps j'ai voté socialiste, avec des éclipses. Jusqu'à Jospin, que j'aimais bien, même si je lui trouvais un côté triste.

Peu à peu j'ai évolué vers la droite. Mais je n'ai jamais été chiraquien: ce type a endormi le pays. 

Je me reconnais dans le mot de Kennedy "avant de demander à ton pays ce qu'il peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour lui".

En 1999, je suis devenu entrepreneur (Kelkoo).

La France n'est pas un pays facile pour entreprendre. On y aime guère les entrepreneurs, et les entrepreneurs Internet y ont souvent été traités de fous, ou de filous. 

J'ai pu comparer la France et les autres pays ou j'ai développé l'entreprise, et embauché plusieurs centaines de personnes. Chez nous les charges sociales sont très élevées, ce qui freine l'embauche et diminue les salaires nets. Parfois je me dis avec humour que mes combats de jeunesse ont été victorieux: la France est devenue une sorte d'Etat socialiste. N'est-il pas socialiste, cet Etat qui ponctionne la moitié de la richesse produite puis la redistribue?

Avec un tel  niveau de prélèvements, les particuliers et les entreprises ne s'en sortent pas. Tout le monde est placé par l'Etat en situation de dépendance: les entreprises aux subventions, comme les particuliers aux allocs.

En 2007, j'ai voté Sarkozy. J'aimais bien son discours sur la valeur du travail et ses critiques contre les excès de l'assistanat généralisé. Je n'avais pas bien lu les discours de campagne de Guaino, sinon je n'aurais pas été surpris: cette excellent article du Monde l'explique bien, nous avons en réalité élu un cégétiste. Certes, Sarko ne remplace pas un fonctionnaire sur deux qui part en retraite, mais c'est pratiquement la seule mesure courageuse qu'il ait prise. Comme tous les présidents de droite avant lui, Sarkozy passe sa vie à donner des gages à la gauche.

C'est la loi du genre, on se fait élire par un camp, la droite ou la gauche, puis on fait la politique inverse, parce qu'une fois au pouvoir il n'y a rien de plus important que le conserver. En Espagne, le socialiste Zapatero a supprimé l'ISF. En France Sarko n'a pas osé, il a seulement renforcé le bouclier fiscal. 

Pourquoi voter? puisqu'il n'y a pas dans ma région (PACA) de candidat qui me convienne.

Et puis une nouvelle ligne de fracture se dessine, celle de l'attitude par rapport aux libertés sur Internet. Et sur ce point je me sens aux antipodes de Sarkozy.


Je n'irai pas voter Dimanche prochain.
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 12:26

On tombe parfois sur de bons articles dans le journal d'hier, enfin je veux dire dans le journal papier qu'on reçoit toujours le lendemain.

Ce matin donc, je suis tombé sur deux articles très intéressants dans Le Figaro, l'un sur une expo Van Gogh à Londres qui m'a donné envie d'affronter le froid et la pluie pour aller la voir, l'autre sur l'identité nationale, signé par Claude Allègre et Denis Jeambar qui dirige L'Express (coincidence, rien à voir avec le tweetclash d'hier).

Dans ce dernier papier, intitulé "il n'y a pas de Français de souche", Allègre et Jeambar exposent leur point de vue, plutôt intéressant et nuancé, sur le système de valeurs qui sert de ciment à notre pays. Je ne suis pas d'accord avec toutes leurs idées, mais j'apprécie la lecture.

Mais voilà: dés la fin de la première colonne, les deux compères en viennent à la liberté d'expression, qui serait selon eux prise dans une tenaille qui la menace, entre Internet d'un côté, et les sondages de l'autre.

Leurs mots pour parler d'Internet sont typiques de cette pensée unique qui régne parmi nos "élites":

"Internet, espace nouveau de liberté, est aussi un territoire non-contrôlé sur lequel sont violées toutes les lois de protection des individus élaborées au fil des siècles".

Carrément!

On comprend mieux pourquoi la loi de filtrage de l'Internet Loppsi arrive à l'assemblée dans un relatif consensus des politiques et des medias anciens. Les cowboys de la pensée unique veulent rétablir l'ordre dans le territoire.

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 11:39

Aux Etats généraux de la Presse, Sarkozy, dans le rôle qu'il affectionne de grand distributeur de subsides aux assistés de tout poil, avait annoncé la distribution de 60 millions d'euros sur 3 ans à la presse en ligne, et 600 millions supplémentaires pour la presse papier.

Les blogueurs ont fortement réagi en apprenant les montants distribués aux nouveaux sites d'info créés par d'anciens journalistes de la presse traditionnelle (Libe, Le Monde): 249.000 euros la première année pour Rue89, 200.000 euros pour Mediapart, 199.000 euros pour Slate, etc. Evidemment les blogueurs, amateurs ou professionnels, ne toucheront rien, ce qui suscite la colère de l'écrivain-entrepreneur Thierry Crouzet (lire "l'Etat spolie les blogueurs").

Mais si les blogueurs ne sont pas contents, ce n'est pas tellement parce que l'argent leur passe sous le nez, c'est parce que, comme le dit Vogelsong sur Piratages dans un billet au titre évocateur de "clonage et mise sous respiration artificielle de la presse web": "C’est un modèle de presse croupion que le gouvernement entend pérenniser, sur le web". 

Narvic, un journaliste-blogueur, explique dans son article "subventions à la presse en ligne, une trahison pour un plat de lentilles" : "Les journalistes du web m’ont semblé, un moment, prêts à sauter le pas pour réinventer leur métier qui se meurt. (...) ils viennent de faire un grand pas en arrière."

Mais les vrais réinventeurs du métier d'information, est-ce que ce ne sont pas les blogueurs plutôt que les journalistes transférés du papier au web? Passionnés, beaucoup de blogueurs écrivent sans être payés et ne demandent rien. Entrepreneurs, d'autres se débrouillent pour vivre, de mieux en mieux, de leur activité. Tous ensemble, ils inventent une nouvelle info en réseau, une nouvelle démocratie, pendant que la presse se drape dans son "professionnalisme".

La presse manipulée?

On lit partout dans les commentaires sur les blogs: "personne ne mord la main qui le nourrit", traduction: en finançant des journaux sous perfusion, Sarkozy en fait des obligés. Ils auront la reconnaissance du ventre.

Personnellement je ne crois pas que le fait de recevoir de l'argent public va empêcher les journalistes d'être critiques à l'égard du pouvoir. L'Humanité, par exemple, qui n'existerait plus depuis belle lurette sans le financement par l'impôt, ne fait pas de cadeau à Sarko. 

Néammoins, en acceptant l'argent du gouvernement, la presse nourrit la suspicion sur son indépendance.

La presse, une puissance corporatiste

Tout de même, si le Président a choisi d'augmenter les aides à la presse dans des proportions aussi considérables, il doit bien y avoir une raison ... et cette raison, je la vois moi du côté du pouvoir d'influence de la corporation journalistique. Pouvoir d'influence, parce que les patrons de presse et les "grands journalistes" font partie du même monde que les politiques. Ils se voient dans les cocktails, sur les plateaux de tv, ils sont à tu et à toi. Et puis, la presse dispose d'un vrai pouvoir de nuisance vis-à-vis du gouvernement. Un peu comme les routiers, ou les conducteurs de trains, mais en pire. Les journalistes ne peuvent pas bloquer les routes pour réclamer du fric, mais ils peuvent faire perdre les élections au parti au pouvoir. Surtout s'ils sont malheureux et déprimés par leurs difficultés économiques...alors vite, qu'on leur donne quelques comprimés de Prozac quelques millions d'euros!

Overdose d'argent public

Frédéric Filloux (20 minutes, Slate) explique sur son blog Mondaynote (en anglais) que le total des aides annuelles à la presse française, incluant tarifs postaux préférentiels et dispositifs fiscaux, s'élève à 1,2 milliard! soit 12% de ses revenus!

Pour Jean-Marie Charon, chercheur au CNRS Dvd-image4 A la libération, le gouvernement avait décidé d'aider la presse pour garantir le pluralisme.  60 ans plus tard, gavée d'argent public, la presse française est l'une des plus faibles du monde occidental avec ses tirages squelettiques.

Il y a évidemment un lien de cause à effet: convaincue d'être toujours sauvée par l'Etat, la presse ne se remet pas en cause, n'évolue pas ou peu, rate le virage Internet. Au lieu de se battre pour conquérir de nouveaux lecteurs, de nouveaux revenus, elle se bat pour conquérir des subventions.

Le prétexte de la garantie du pluralisme n'a plus de sens, à l'heure des blogs. De nombreuses "affaires" éclatent désormais sur la blogosphere devenue un 5e pouvoir, plutôt que dans la presse: pour ne citer que des affaires récentes, la controverse Hadopi, la vidéo raciste d'Hortefeux, le souvenir arrangé de Sarko concernant la chute du Mur de Berlin, la candidature à la présidence de l'Epad de son fils, le site web ridicule de Ségolène Royal, ...

Ou va la presse? on se souvient de la déconfiture d'autres secteurs industriels, comme la sidérurgie, qui après avoir consommé des milliards d'argent des contribuables, ont fini par mettre la clé sous la porte. C'est ce qui arrivera tôt ou tard à de nombreux journaux s'ils ne comprennent pas qu'il faut tout changer.

Sur ce sujet, je vous signale le billet de Rubin Sfadj, avocat spécialiste du droit des nouvelles technologies,  "le cercle vicieux des aides à la presse": "Le principe même des aides d'État à la presse est plus que discutable dans une démocratie. Plus la production et le partage de l'information se démocratisent, moins cette anomalie semble justifiée. (...) Comme toutes les aides de ce type, cette rente retarde l'adaptation de la presse française à l'économie de l'information et du lien. C'est un cercle vicieux : la subvention masque le retard économique ; retard qui, générant des déficits, augmente la dépendance à la subvention"

Un modèle économique à reconstruire intégralement ... si c'est possible!

Les entreprises de presse ne pourront pas éternellement se cacher la tête dans le sable. Leur modèle, fondé sur la rareté de l'information, des lecteurs et des annonceurs captifs, est complétement obsolète. 

Les jeunes ne lisent plus de journaux en papier. L'info est gratuite et accessible à tous en temps réel sur Internet, de même que les analyses et les opinions exprimées par des milliers de blogueurs experts.

Le fromage des petites annonces, qui a longtemps enrichi les journaux, a été piqué par eBay et autres Priceminister. Fini le temps des vaches grasses, il ne sera plus question de payer des rédactions pléthoriques et une organisation hiérarchique inadaptée. Les survivants seront ceux qui adopteront les règles du web: responsabilité personnelle, travail en réseau, référencement et achat de trafic optimisés,  partenariat avec les communautés, services associés pour rentabiliser l'info. J'en profite pour vous dire que je ne crois pas au succès des formules payantes que beaucoup de sites d'info adoptent en ce moment, à la suite de Murdoch.

Messieurs les journalistes et patrons de presse: Il est minuit moins cinq!


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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 03:22

Dans un long article publié sur le Wall Street Journal (un site de News Corp!), Le patron de Google Eric Schmidt réagit enfin à la polémique qui fait rage dans les medias du monde entier, suite aux menaces de Rupert Murdoch de retirer ses contenus de l'index de Google, et à sa tentative (ratée) de négocier une exclusivité avec Bing de Microsoft. Microsoft vient d'indiquer qu'il n'était pas davantage que Google prêt à payer pour indexer des pages.

Schmidt commence par agiter la perspective supposée plus enthousiasmante, pour les journaux, de la future consommation massive d'infos sur mobiles, Iphone et compagnie. En 2015 ce sera un mix de gratuit financé par la pub, de paiement à l'acte et d'abonnement dit-il. No big Scoop.

Il rappelle ensuite les volumes massifs d'internautes dirigés vers les sites medias par Google: 100.000 par minute, soit, dit-il aux patrons des medias: "100.000 opportunités qui ne vous coutent rien de conquérir des lecteurs fidèles et de générer du revenu". Sur ce point, fondamental, il a selon moi raison: Google c'est du marketing gratuit pour les journaux en ligne, et même un marketing rémunérateur car les pages vues générées par le trafic venant de Google produisent du revenu.

Schmidt, qui reconnait les difficultés des sites medias pour gagner de l'argent, se défend de l'accusation répandue dans les salles de rédaction comme quoi Google serait une sorte de voleur qui fait de l'argent sur leur dos. D'après lui les requêtes liées à l'info sont très peu monetisées sur Google, les annonceurs préférant les requêtes commerciales, ce qui est globalement vrai.

Le boss de Google veut rassurer: Internet ne va pas tuer l'info, comme la télé n'a pas tué la radio. Il y aura toutes sortes de modèles gratuits et payants, les meilleurs media ont déja compris l'importance de rassembler leurs lecteurs en communautés.

Petit coup de griffe au passage: " Murdoch lui-même dit que c'est l'endormissement des journaux, dû à leur situation passée de monopoles, qui les a mis dans ces difficultés, pas la technologie".

A mon avis il y a un peu des deux :-)

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 03:14

Les minarets: en parler ou pas? la polémique est telle que je n'ai surtout pas envie de prendre partie. Moi qui connais bien la Suisse, pour y avoir vécu quelques années, je veux juste vous dire que le résultat de cette votation (referendum d'initiative populaire) ne me surprend pas. Tous les medias et tous les partis politiques, sauf le PDC l'UDC, équivalent local des Lepenistes (en plus soft), appelaient à voter non. Mais la Suisse "profonde" a pourtant voté oui à l'interdiction des minarets. Et ça ne me surprend pas. 

La Suisse est un pays fier, les gens y plantent le drapeau dans leur jardin, comme le font les américains. L'école y inculque le respect des autres et les règles de vie en société. La fête nationale, et cantonale (l'escalade qui commémore à Genève la victoire sur les savoyards) sont de vraies fêtes populaires, pas des défilés militaires. C'est un pays qui intègre très bien toutes sortes d'immigrés, de réfugiés, et il sont nombreux depuis Voltaire et Rousseau fuyant la France absolutiste. Mais depuis la dernière vague, importante, des Kosovars (musulmans) réfugiés de Yougoslavie, le climat s'est tendu, avec eux sont aussi arrivées des mafias. Les problèmes liés aux kosovars sont quotidiennement dans les journaux. Comme pour aggraver le malaise, Kadhafi, le dictateur lybien, prend en otages deux hommes d'affaires suisses innocents, pendant un an, pour punir les juges suisses qui ont condamné son fils, coupable de tortures sur ses domestiques à Genève. Ambiance ...

C'est dans ce contexte qu'il faut juger le referendum d'initiative populaire pour l'interdiction des minarets.

Les élites ont voté non, les medias ont voté non.

Mais la majorité des électeurs a voté oui. Oui à l'interdiction d'un symbole, le minaret, qui a servi d'abcès de fixation.

La polémique sur les minarets en Suisse, c'est comme la controverse autour de la burqua en France. Il s'agit avant tout de symboles identitaires. La liberté de religion n'est pas en cause, ce qui est en cause, c'est comment dirais-je, le mot m'échappe: l'identité nationale. La Suisse a peur de perdre son âme. Peur de ne pas réussir à intégrer ces musulmans de plus en plus visibles. Rien ne sert d'ignorer le problème en critiquant comme le font certains le système de referendum d'initiative populaire, privilège des suisses qui votent régulièrement sur toutes sortes de sujets: car au-delà des minarets, la votation suisse a le mérite de remettre au centre des débats la question de l'intégration ... une question dont on a pas fini de discuter en Suisse comme en France.

En France, d'ailleurs, Sarkozy avait promis d'adopter un système de referendum d'initiative populaire, inspiré du système suisse mais plus étroitement contrôlé, sans doute pour éviter les questions dérangeantes. Il y a peu de semaines, c'était la gauche qui voulait son vote sur La Poste ... tout cela est-il encore d'actualité? ou bien le "scandale" du vote sur les minarets en suisse sera-t-il l'occasion d'enterrer le referendum d'initiative populaire à la française?

PS: Genève, isolé, a voté à l'opposé du reste du pays, comme Paris lors du referendum sur l'Europe.

PS2: Certains expliquent que le vote est contraire aux engagements internationaux de la Suisse. Comme souvent les commentaires sont aussi intéressants que l'article.

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 12:16

Je serai au Web 08 la semaine prochaine, et j'y ferai une intervention Mardi à 17 heures. J'espère y rencontrer beaucoup d'entre vous!

Pour ceux qui n'y seront pas, Loic a prévu un flux video en temps réel, qui vous permettra d'assister à l'évènement depuis votre fauteuil.

Ce flux devrait s'afficher ici à partir de Mardi 9h. C'est merveilleux la technologie :-)

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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 07:00

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