Vous avez sans doute été choqué comme moi en découvrant cette affaire du reportage bidonné du Point sur la polygamie.

Je pratique les journalistes depuis 25 ans, ayant été responsable de la communication de plusieurs sociétés de technologie, puis entrepreneur. La plupart des journalistes sont des gens passionnés et épris d'éthique. Je les aime bien en général, car je suis comme eux passioné d'info. Je suis d'ailleurs marié avec une journaliste: Cathy Nivez.

 

Pourtant la profession de journaliste a un sérieux problème. Certains journalistes font beaucoup de mal à l'image de leur profession en écrivant n'importe quoi pour vendre.

 

Le trash-journalisme


Je ne suis pas le seul à constater une dérive vers le trash, l'information déformée, "habillée" , quand elle n'est pas complètement inventée.

Un journaliste du nom d'Olivier Bouchara m'a interviewé pour un article paru dans le dernier Capital. Ce qui l'intéressait, c'était de savoir si j'avais investi dans des startups. Je lui ai répondu que oui, car je crois que les entrepreneurs qui ont réussi ont le devoir d'aider les jeunes à se lancer.

J'ai aussi precisé: je suis un entrepreneur, pas un investisseur, et l'essentiel de mes moyens je les mets dans mon entreprise Wikio.

Olivier Bouchara a intitulé son papier sur moi: "après quelques plantages, il met la pédale douce". Carrément. Vous allez me dire que je l'ai mal pris parce que le titre est un peu agressif ?

Le problème, c'est que Bouchara écrit n'importe quoi. Il commence par écrire que j'ai vendu Kelkoo 475 millions d'euros sans préciser que je n'avais que 3% de la boite. Il sous-entend ainsi que j'ai des centaines de millions à investir. Il poursuit: "ensuite le malheureux a multiplié les coups hasardeux", citant Netvibes (Freddy, toi qui a fait de Netvibes une des rares startups rentables, tu apprécieras), et finit en indiquant que mon dernier espoir s'appelle ... Hellotipi.

Pour le besoin de sa démonstration (= j'ai un piètre jugement), le journaliste ne juge pas nécessaire de citer parmi mes investissements Priceminister, racheté récemment 200 millions par un groupe japonais. Ce qu'on appelle un bel exit, en langage financier. D'ailleurs je vais réinvestir mon petit profit dans Wikio (même pas mentionné dans l'article) pour accélérer notre développement.

En réalité Bouchara n'a que faire de rapporter la vérité aux lecteurs du magazine Capital, plus trash qu'économique. Il raconte une histoire, inventée à partir de personnages réels qui font les frais de son imagination. Les autres interviewés (Xavier Niel, Marc Simoncini, Marc Menasé, PKM) ne sont pas beaucoup mieux lotis.

Et pour couronner le tout, Capital a truqué la photo: cette "photo" est un montage!

 

capital.JPG



Ce genre de journaliste vous explique volontiers que les blogs, c'est n'importe quoi, qu'on y propage que de fausses rumeurs etc ... Mais au moins, si Olivier Bouchara avait publié son article sur un blog j'aurais pu lui répondre en commentaire. Qui sait, nous aurions peut-être eu un débat? Là je ne vais pas me fatiguer à lui envoyer un droit de réponse par courrier ... papier ... en recommandé.       

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 12:07
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Commentaires

C'est vraiment du grand n'importe quoi, je me demande ce qu'en pense le rédacteur en chef de Capital... (s'il a lu :-)
Après on se demande pourquoi les blogueurs deviennent de plus en plus crédibles et les journalistes de moins en moins...
Je simplifie, mais pas tant que ça !
J-M
Commentaire n°1 posté par Jean-Marie Le Ray le 04/10/2010 à 12h44
Ah que c'est beau.
J'ai l'impression que les journalistes de la presse papier vont avoir un automne venteux dans leurs bronches.
Commentaire n°2 posté par Da Scritch le 04/10/2010 à 13h08
Merci pour cette aimable recension. Je veux bien croire que ce papier ne vous brosse pas dans le sens de l’égo mais tout de même. Vous pourriez avoir l’honnêteté intellectuelle de préciser trois choses :
1 – Je ne vous ai pas appelé pour savoir si vous avez investi dans des start-ups puisque c’est de notoriété publique : je vous ai en revanche demandé ce qui avait motivé vos choix d’investissements (connaissance du management, coup de pouce à un ami, etc.).
2) Vous laissez penser que JE me permets de «juger » vos placements, alors qu’il s’agit là de la moyenne des notes attribuées par un jury d’investisseurs composé pour l’occasion. Précisons-le à vos lecteurs qui ne lisent pas Capital : notre idée était de savoir si les stars du web, dont vous faites partie, font des bons ou des mauvais placements.
3) Vous nous accusez de photo-montage, alors que nous précisons « photo-montage » dans le crédit de la photo. Expliquons d’ailleurs en quoi consiste ledit photo-montage : nous avons changé la couleur de votre chemise (blanche sur la photo, pour l’unité iconographique du papier). Je vais d’ailleurs vous révéler un scoop : quand un homme politique ou un entrepreneur passe à la télévision, il est souvent «maquillé ». ;-)
Bien cordialement,
Olivier Bouchara
Commentaire n°3 posté par Olivier Bouchara le 04/10/2010 à 13h36
Je suis complètement d'accord avec toi, Pierre !
D'autant, que ce "journaliste" cite Regioneo comme un "mauvais placement" alors que l'entreprise a à peine une année d'existence et donc il est un peu tôt pour sceller son destin ;-)
J'ai d'ailleurs parlé de cet article lors de mon talk à TEDxAlsace ce week-end.
J'ai même une photo ici : http://www.studio-chlorophylle.fr/Bookchlo/TEDX/photos/IMG_5169.jpg
En tous cas, je te remercie encore d'avoir "aidé ton ancien directeur marketing" ;-)
Commentaire n°4 posté par Marc Thouvenin le 04/10/2010 à 13h41
Pierre je soutiens ton point de vue. Un panel de juges a note des startups dont la mienne Appsfire. Il se trouve que je connais bien ces juges. Au moins 2 d entres eux (sur 4) ont vote avec la note maximum (j en ai la confirmation ecrite). J aimerais donc que Monsieur Bouchara nous explique par quelle magie l attribution "mauvaise" a ete publiee.

Nous allons demander une explication officielle a la redaction.
Commentaire n°5 posté par Ouriel Ohayon le 04/10/2010 à 14h06
Ça n'est hélas pas surprenant. Je connais un peu Capital pour avoir travaillé dans la maison et y avoir fait des piges. Une des raisons pour lesquelles ça se vend bien, c'est que les articles sont un brin "romancés".

La plupart du temps ça ne pose aucun pb ; les interviewés sont contents d'être dans Capital, le lecteur est surpris à chaque page et les histoires se lisent bien.

En outre, rares sont ceux qui "osent" se mettre Capital à dos en exprimant ouvertement - comme tu viens de le faire - ce qui s'est vraiment passé.

Cela dit, il faut quand même rétablir les choses. 1) il y a généralement énormément de boulot d'investigation - en gros on va vraiment chercher le moindre pett détail et ça c'est rare dans la presse aujourd'hui (ce n'est pas nécessairement celui qu'on retient pour la parution, mais c'est un autre problème).

Autre point - le plus important - ça plait au lecteur. En gros, il n'y a aucune incitation à faire de l'info brute, sans mise en scène, sans "romance" puisque ça ne se vend pas. On peut le déplorer, certes, mais il en va ainsi dans tous les commerces et la presse est un commerce comme un autre ; on a trop tendance à l'oublier.
Commentaire n°6 posté par Ludé le 04/10/2010 à 14h28
Ayant également investi dans Hellotipi, cette jeune entreprise - moins de 3 ans, c'est encore jeune, même dans l'Internet - qui propose aux familles ou aux cercles d'amis proches des sites sécurisés et respecteux de la propriété des données privées, je suis également assez étonné de la voir si piètrement considérée.

Effectivement, elle n'est pas valorisée et/ou revendue des centaines de millions d'euros... mais je ne crois pas que cela en fasse un - futur - échec pour autant.

Hellotipi, à l'heure où j'écris ces lignes, est breakeven (c'est à dire autonome financièrement car l'argent qu'elle rapporte suffit à la faire vivre et se développer), vient d'absorber l'un de ses anciens concurrents et héberge des milliers de sites de famille (et quelques millions de photos/vidéos) sur un business model payant.

Loin d'être parfaite mais avec une volonté constante de s'améliorer, l'entreprise connait chaque mois, une croissance à 2 chiffres (moyenne sur les 12 derniers mois). La stratégie de développement que nous avons arrêté me semble très excitante même si, comme pour toutes les stratégies, c'est à la fin qu'on en connaitra l'éventuel succès.

Surtout - et à mes yeux c'est une immense réussite - Hellotipi réuni autour de valeurs qu'à titre personnel, je trouve très saines, une formidable communauté d'utilisateurs qui la soutien, l'aide à progresser, la conseille, la défend... Bref, des "clients" qui sont une sorte de "famille" plus qu'une communauté, preuve de la réussite sociale de l'entreprise à défaut de réussite financière (si celle-ci se mesure en dizaines de millions). Pour mémoire, la satisfaction des clients, même pour une startup, reste le but ultime de l'entreprise.

J'ai investi dans Hellotipi il y a 2,5 ans et serai prêt à refaire exactement la même chose à la lumière de ce qu'est devenu l'entreprise.

Maintenant, nous n'avons pas tous les mêmes critères de réussite... et je serai très heureux de discuter avec le "jury" qui a noté l'entreprise (j'en connais quelques uns donc l'occasion se présentera) pour éclairer leur opinion à la lecture d'informations que nous ne publions pas forcément, comme celles que je viens de donner ci-dessus par exemple.

PS : Dans le même article, un autre de mes investissements est également chahuté sans fondement... et pourtant, dans celui-ci aussi, je referai exactement la même chose si l'occasion se présentait. Je dois vraiment être stupide en définitive... :-)
Commentaire n°7 posté par Pierre-Olivier Carles le 04/10/2010 à 14h38
Putain, mais t'es pété de tunes ! (smiley, hein !)
Commentaire n°8 posté par Nicolas le 04/10/2010 à 14h40
Si un mauvais placement est un placement qui ne rapporte rien la première année, ça explique pourquoi les business angels ne courent pas les rues en France, et pourquoi les livret A sont pleins alors que les start-up ont du mal à faire de l'amorçage...
Dans ce numéro de capital il y a aussi un dossier sur le pouvoir d'achat. J'ai été contacté par un journaliste de Capital pour le mettre en relation avec un utilisateur de mon site aladom qui utilisent des CESU. Je lui ai transmis les coordonnées de 3 personnes et une d'entre elle apparait dans le magazine.... mais aladom n'a absolument pas été mentionné.
Je n'ai pas encore pu lire l'article car aucun kiosque à Rennes n'a le magazine du mois d'octobre aujourd'hui (Rennes est une ville anti-capitalistique apparement...) mais je suis aussi un peu déçu.
Commentaire n°9 posté par Guillaume le 04/10/2010 à 14h48
> Olivier Bouchara: vous ne répondez pas sur le fond, et pour cause! Vous avez masqué déibérement des informations, ne vous cachez pas derrière votre "Jury". D'ailleurs le commentaire d'Ouriel Ohayon ci-dessus vaut son pesant d'or: vous avez aussi bidonné les appréciations du jury?
Commentaire n°10 posté par Pierre Chappaz le 04/10/2010 à 14h50
@Guillaume (Alladom). Pour fiare une enquête on interroge des dizaines de personnes, on ne peut pas renvoyer l'ascenseur à tout le monde. Ce serait très ennuyeux pour le lecteur.
Commentaire n°11 posté par Ludé le 04/10/2010 à 15h06
Le journalisme à l'ancienne, intouchable et dans sa tour d'ivoire, a vécu. Dans le cas du Point et de son article honteux, c'est un site Internet, celui d'Arrêt sur images, qui a révélé le pot aux roses. Les médias n'ont guère suivi. Il ne s'agirait pas de scier la branche sur laquelle on est assis, hein ^_^. Et là, c'est un autre blog, Kelblog en l'occurrence, qui ne laisse pas un journaliste écrire impunément. Vive Internet :)
Commentaire n°12 posté par Al-Kanz le 04/10/2010 à 15h23
A Pierre Chappaz : vous m'avez mal lu. Vous me traitez de menteur, ce que je n'aurais jamais osé faire à votre sujet : je vous réponds en livrant mes précisions.
A Ouriel Ohayon : je dois vous avouer avoir eu un peu peur en lisant votre commentaire. Après tout, sur 42 moyennes, une erreur aurait pu se glisser dans le tableur. Mais non : j'ai refait les calculs et c'est bien le résultat indiqué dans l'article.
A tous : Nous allons mettre une version en ligne du papier. Vous pourrez alors juger sur pièce. C'est peut-être mieux ainsi, non ?
Commentaire n°13 posté par Olivier Bouchara le 04/10/2010 à 15h29
J'ai acheté le numéro et je me suis bien marré avec cet article bidon.
Ah ces entrepreneurs qui ont fait fortune sur internet ne savent plus quoi faire de leur argent.
C'aurait été une belle accroche M. Bouchara, non ? :p
Commentaire n°14 posté par Joe le 04/10/2010 à 15h39
Olivier Bouchara: je ne sais pas de quelles moyennes vous parlez. Il y a 4 juges dont 2 notes avec la valeur maximum. Pas besoin d etre une fleche en maths pour savoir que la moyenne ne peut pas etre "mauvaise".

Ou alors merci de prouver le contraire en publiant en toute transparence les resultats
Commentaire n°15 posté par Ouriel Ohayon le 04/10/2010 à 15h59
Pierre, c'est un (très) mauvais journaliste. Ca existe même chez les entrepreneurs, les gros nazes. Et ça ne fait pas vendre plus chez les uns que chez les autres :) Faut-il en tirer une leçon d'ordre général ? J'espère que non. PS: le droit de réponse, je serais toi, je l'enverrais...
Commentaire n°16 posté par Mettout le 04/10/2010 à 16h02
Je propose qu'on ajoute une version française de ces labels sur le magazine en question http://www.tomscott.com/warnings/
Commentaire n°17 posté par Merrill le 04/10/2010 à 16h27
Monsieur, qu'un Immense entrepreneur comme moi, un homme qui a su investir dans des boîtes prestigieuses s'offusque d'une interview donnée et non pas volée à un journaliste m'étonne et me fait doucement rire. jeté en pâture le nom d'un journaliste là, je n'ai plus envie de rire, j'ai juste de la peine pour vous. Quoi ce Bouchara aurait fait son job? Une interview donnée ne veut pas dire une promo assurée ! Les vrais coupables sont les journalistes qui ont perdu leur âme. Si la majorité des journalistes faisaient leur boulot sans se soucier d'être votre ami, vous ne seriez pas aussi offusqué que quelqu'un en l'occurence ce journaliste de Capital, fasse son boulot. Bien à vous.
Commentaire n°18 posté par Un journaliste banal le 04/10/2010 à 17h14
Bonsoir,

De mauvais journalistes, on en connaît certains. De mauvais blogueurs, il y en a quand même bien davantage.

Toujours est-il que Monsieur Bouchara a eu la diligence de faire publiquement profiter de son droit de réponse à la position défensive de Monsieur Chappaz au milieu même des pourfendeurs et autres indéfectibles défenseurs panégyriques de ce dernier.

Chapeau bas pour le courage, ça laisse à penser qu'il n'y avait pas de mauvaise intention dans ce qu'aurait pu soulever comme erreurs Monsieur Chappaz dans l'article qui lui est consacré.

Pour ce que mon avis peut bien valoir, moi j'apprécie.


Cordialement,
--
Bouteille d'Eau.
Commentaire n°19 posté par Buteido le 04/10/2010 à 17h57
Curieux ces deux derniers commentaires anonymes, dont la syntaxe présente quelques similarités ...
Commentaire n°20 posté par Pierre Chappaz le 04/10/2010 à 18h03
Du lourd, ça : "De mauvais journalistes, on en connaît certains. De mauvais blogueurs, il y en a quand même bien davantage."
Hmmm, c'est pas çui qui dit qu'y est ?
Commentaire n°21 posté par Al-Kanz le 04/10/2010 à 18h27
Donc, si je vous suis M. Chappaz, les journalistes qui ne vous dressent pas des lauriers sont de mauvais journalistes. Et les commentaires de vos billets qui vous titillent un peu sont forcément suspects.
A quand un Kelkoo en Corée du Nord? Là-bas, c'est certain, le ministre de l'information saine Kim Eric Mettout Jong saura glorifier les entrepreneurs de votre talent.
Commentaire n°22 posté par Vincent le 04/10/2010 à 19h29
Je rectifie: la presse dans son ensemble devrait vous "tresser" des lauriers et vous "dresser" une statue, plutôt que l'inverse...
Commentaire n°23 posté par Vincent le 04/10/2010 à 19h40
J'ai bien peur que le journalisme tende à devenir de plus en plus "trash", et que nombre de journaliste se permette de déformer les paroles en de grotesques divagations pour le profit. Partageant ce rêve de devenir moi même journaliste, j'y découvre à le fois un monde passionné, tout comme j'y vois là une manipulation d'autrui, en y victimisant qui l'on veut, pour placer le publique où l'on veut etc... Fort heureusement que les blogs existent pour nous exprimer !
Commentaire n°24 posté par Disney-Fury le 04/10/2010 à 22h04
Vous avez raison Pierre, mais si on y réfléchit bien, cette dérive des journalistes est plutôt celle des journaux !

Le journaliste en question est type qui a très bonne réputation. Si vous cherchez ce qu'il a écrit jusqu'ici sur google, il en ressortira plutôt le portrait d'un type assez droit, avec une éthique, une approche humaine de son travail. D'où l'étonnement de le voir travailler comme les pires journalistes de certains magazines TV à sensation.

Il travaille aujourd'hui dans une économie très difficile. La nécessité d'attirer le quidam est vitale pour de nombreux titres. Ils sont devenus, comme vos employés peut-être, soumis aux exigences du rendement, du retour sur investissement immédiat, aux cadences infernales, exactement comme un ouvrier, tout journaliste réputé qu'il soit. Il a moins de temps, moins d'argent pour travailler et cela se ressent forcément à un moment.
Je ne dis pas cela pour le défendre, je trouve cette attitude nulle (je suis pigiste, entre autres choses...), mais je peux comprendre comment cela peut arriver aux types les mieux intentionnés au départ...
Commentaire n°25 posté par LA MACHINE A ECRIRE le 04/10/2010 à 22h43
Bouchara, mauvais journaliste ? Ah ah. C'est lui qui a sorti la première enquête sur ACN (Al Qanz, tu t'en souviens), la vérité sur le business coquin de Rentabiliweb (reprise dans le Canard enchaîné), un portrait fouillé de Pugachev, le repreneur de France soir, la seule interview de Dov Charney, le patron d'American Apparel, la vérité sur les indemnités des élus etc. Et j'en passe. Il n'a peut-être pas été très tendre avec vous, c'est sûr. Mais heureusement q'un magazine comme Capital reste encore indépendant du pouvoir économique. Dans une démocratie, ça peut en facher certains. Mais c'est toujours utile. Pas vrai Eric Mettout ?
Commentaire n°26 posté par Ben M le 04/10/2010 à 22h47
Evidemment, je m'attardais sur le reportage bidonné du Point, qui me semble plus grave. J'avoue que l'autre sujet m'intéresse moins, comme la plus part des gens d'ailleurs. Ils ne sont pas dupes lorsqu'ils regardent ces émissions. Ils savent parfaitement que la télé est une mise en scène, un cinéma en somme.
Commentaire n°27 posté par LA MACHINE A ECRIRE le 04/10/2010 à 22h49
Plutôt que de broder sur la forme, j'aimerais bien voir dans ces commentaires des réponses sur le fond. Je ne connais pas personnellement M. Bouchara mais s'il pouvait répondre aux interrogations de Pierre, le tout sans langue de bois, ce serait tout à son honneur.
Commentaire n°28 posté par VinZ le 04/10/2010 à 23h30
Malgre mon inscription sur capital.fr, pas moyen de lire cet article? quelqu'un pourrait poster un scan?

Pour le reste, dire que tu mets la pedale douce... est bien mal te connaitre :)

Amities,

Freddy
Commentaire n°29 posté par Freddy Mini le 05/10/2010 à 02h49
What is Breitling? Do you know Breitling Watches? Buy these Breitling Watches sale on line.More cheap Breitling Watches for sale!

情丝懵懂,爱恨提起太难放下太重,心有独钟,人生原本即是喜亦是痛!
Commentaire n°30 posté par daoxiang le 05/10/2010 à 04h39
"si Olivier Bouchara avait publié son article sur un blog j'aurais pu lui répondre en commentaire (...) Là je ne vais pas me fatiguer à lui envoyer un droit de réponse par courrier ... papier ... en recommandé."
Donc, si je comprends bien: les blogs, c'est mieux que le papier, parce que ca permet de faire des "réponses en commentaire" (à moins que vous ne préfériez les commentaires en réponse) et parce que c'est moins "fatiguant" que d'envoyer son courrier par la Poste. A vous lire, cher monsieur Chappaz, on sent que le monde de demain, tel que des gens comme vous sont en train de nous le préparer, promet d'être un comble de civilisation ! J'aimerais tant être une petite souris et assister aux réunions que vous tenez avec vos partenaires en affaires; j'aimerais tant voir comment vous les faîtes rêver avec votre novlangue floue et vos manières immatures.
Commentaire n°31 posté par Jean-Baptiste Roques le 05/10/2010 à 09h11
Hélas, je ne peux que te donner raison, cet article s'il comporte toutes ces erreurs ne fait pas honneur à notre profession. Il y a bien sûr la déformation de l'information pour vendre, ce que j'appelle la scénarisation de l'info, que l'on subit tous les jours au journal Tv, soit dit en passant, sans parler de Stade 2, champion toutes catégories du genre. Comme si en matière d'info sportive, on pouvait se permettre d'être moins rigoureux et se la jouer auteur de téléfilms ? Mais c'est uen autre histoire.

En réalité, c'est souvent plus un problème d'incompétence, de paresse et/ou de process de production hystérique qui ne permet pas de faire bien son travail.

Sur ton exemple, c'est clairement les deux premières rasions qui sont imputables. Si Capital réagit par une autodéfense corporatiste, honte à eux. J'espère bien qu'ils vont s'excuser.

Bonne continuation

Cyrille (un type avec lequel tu as discuté dans une autre vie du temps où je travaillais pour AltaVista ;)
Commentaire n°32 posté par cyceron le 05/10/2010 à 09h25
Il y a des journalistes chez Capital ? Toujours aussi blagueur Pierre ; )
Commentaire n°33 posté par Alexandre Azzopardi le 05/10/2010 à 12h30
Je ne sais pas si je peux mettre un peu d'huile dans les rouages: je crois que le monde des start-up est si mal connu que les journalistes ont du mal à faire un travail de fond. Les sujets traités restent souvent à la surface (je ne dis pas superficiels) et comme il faut faire vite, c'est parfois approximatif (comme ton exemple de n'avoir que 3% de €475M; mais toute la presse a dit que Kelkoo a été vendue à ce prix; le raccourci n'est pas rare).
Regarde comme on nous dit que Zuckerberg est plus riche que Jobs (lol). Ensuite il est très peu connu que l'investissement high-tech fonctionne mal, on perd plus d'argent qu'on en gagne (n'est-ce pas?) en Europe au moins. Le problème est que entre communication et information, il a un écart qui tend à devenir bien grand. Est-ce au fond bien nouveau? Pour chercher de l'info un peu partout, je vois à quel point il est difficile de trouver des données valables sur les start-up, les investisseurs, les entrepreneurs. La transparence de l'info rendrait sans aucun doute la communication moins fantasmatique... Ca serait cool si Sequoia, Kleiner, Banexi, Innovacom, voire les business angels tels que Peter Thiel, Zennstrom, etc, etc publiaient les performances de leurs investissements... on en est loin et donc ca fantasme, ca fantasme!
Commentaire n°34 posté par herve le 05/10/2010 à 16h27
En même temps... c'est un peu tout le journalisme qui s'en prend un coup ces dernières années. Il suffit de faire un tour sur les sites des quotidiens. Tout doit être un scoop, ou tourné en ridicule, ou ultra choquant. Les faits divers passent avant les grandes infos pourvu qu'ils soient plus gores. Prenons en exemple le 20minutes : étudiante, je le lisais dans le métro et il était neutre et sérieux, ce qui le rendait agréable à lire. Aujourd'hui, je ne le lis plus : allez donc voir le site, TOUS les titres des articles sont censés être des jeux de mots, souvent de mauvais goût. C'est une sorte de canard enchaîné de mauvaise qualité. Le site de quotidien Le Monde contient des articles truffés de fautes d'orthographe ou de grammaire... Plutôt que de faire des articles réfléchis, les "journalistes" font du temps réel en rafraîchissant une news à partir de leur portable, dans une salle de tribunal ou à un évènement. Il n'y a plus d'analyse ni de pédagogie dans l'information, ou c'est dur à trouver. Autre exemple : Sarkozy étant impopulaire, il est de bon temps de mettre des photos de lui ridicule dans son canard MAIS personne ne prend le temps d'écrire un papelard sur ce qu'il fait concrètement et de l'analyser; ce qui serait plus utile pour permettre aux gens de se faire une opinion construite pour 2012...
Commentaire n°35 posté par Lily le 05/10/2010 à 17h26
Vous qui êtes marié à une journaliste, demandez-lui la différence entre journalisme et communication.

Sinon, la réponse de mes confrères de Capital est là : http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/special-start-up/quand-des-patrons-du-net-veulent-faire-taire-capital
Commentaire n°36 posté par krstv le 05/10/2010 à 17h57
Bonjour,

Je n'ai pas pu rester insensible à votre post, je suis avec attention l'évolution des commentaires depuis hier et j'attends impatiemment la prochaine réaction de M. Bouchara.
J'ai publié hier un billet à ce sujet sur mon blog http://must-like.com/?p=187
Et permettez moi d'exprimer mon étonnement par rapport à votre réaction concernant l'article publié sur Capital. J'ai pris la peine d'acheter le magazine pour vérifier de moi même... Je comprends votre "coup de gueule" mais je le trouve juste un poil excessif par rapport à ce qui a été publié. Comme justement précisé dans un commentaire plus haut, la scénarisation de l'information de nos jours est devenue monnaie courante, le lecteur est loin d'être naif et s'en rend bien compte, comme vous deviez également vous en douter quand on vous a appelé pour donner cette interview qu'elle pouvait très bien ne pas tourner en votre faveur...
Cela biensur, ne justifie en rien l'utilisation de telles méthodes que je ne cautionne absolument pas, mais je suis tout de même bien consciente de leur existence...

A Jean Baptiste Roques, Oui le monde dans le quel nous vivons évolue! Vous avez peut être un peu de mal à vous y faire... Ce n'est pas "fatigant" d'envoyer un courrier par la poste mais c'est quand même plus pratique de poster un commentaire sur un blog et surtout plus rapide et plus interactif. "on sent que le monde de demain, tel que des gens comme vous sont en train de nous le préparer, promet d'être un comble de civilisation" j'ai envie de vous dire heureusement que des "gens comme lui" existent et contribuent par leur savoir et leur courage d'entreprendre à faire évoluer le monde et vous permettent, entre autres, de poster un commentaire sur un blog pour vous exprimer comme vous venez de le faire.
Commentaire n°37 posté par Selma le 05/10/2010 à 18h08

> Selma: comme vous le faites remarquer, les journalistes de Capital et leurs inconditionnels s'expriment librement en commentaires sur ce billet.

La réciproque n'est pas vraie: pas moyen de laisser un  commentaire dans leur forum qui annonce la couleur: "Pierre Chappaz, le fondateur de Kelkoo a gravement mis en cause les méthodes de Capital sur son blog" sans même mettre un lien vers ce billet, ni dans leur article ni dans le forum!

Nous n'avons pas la même (net)éthique.

Le lien vers l'article de Capital a été placé plus haut par un commentateur qui n'est pas d'accord avec moi.

Vous n'y trouverez pas trace du débat de fond qui est: jusqu'ou le choix d'un angle pour écrire un article justifie-t-il de prendre quelques libertés avec les faits.

 

Réponse de Pierre le 05/10/2010 à 19h49
c'est vrai monsieur Chappaz que vous êtes éruptif

j'ai souvenir de cet article http://www.vincentabry.com/pierre-chappaz-veut-faire-la-pause-3074

vous êtes canon en pull roulé noir

mais déjà de faux journalistes étaient très méchants

"Pierre Chappaz se dit victime d’attaques régulières en provenance de la blogosphère"

bon vous vous énervez pour rien


(sinon regioneo les prix sont moyens!)
Commentaire n°38 posté par unouveaucompte le 05/10/2010 à 18h18
Capital, reconnait sans le vouloir que leur calcul sur Appsfire est faux! que cela signifie t il pour les autres startups? ont ils aussi fais des arrondis aussi enormes?

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/special-start-up/quand-des-patrons-du-net-veulent-faire-taire-capital
Commentaire n°39 posté par Ouriel Ohayon le 05/10/2010 à 20h12
La dernière phrase : "A croire que dans le monde de la net économie, grisé par l’influence des blogs et des twitts, quelques uns ne supportent plus la liberté d’informer et l’indépendance totale des journaux comme Capital.", c'est limite du Lefebvre dans le texte :)

@Ouriel : Malheureusement, ils ne reconnaissent pas que le calcul est bidonné. Tu peux publier les notes que tu as en ta possession ? Ca calmerait le débat au moins.

Quoi qu'il en soit, ça prouve un certain sentiment anti-entrepreneur en France, aussi vrai pour un patron d'usine qu'un Startuper, à se demander si des journalistes comme celui-la n'en sont pas des artisans. C'est tellement facile quand on ne connait rien au Web de juger tel ou tel investissement comme un "gadin". J'ai travaillé pour une de ces startups (Zilok), quand je vois la synthèse "Bonne idée sur le papier, mais compliquée à mettre en œuvre dans la vraie vie" [fait balancés comme des vérités, aucune nuance alors que moi, ayant vécu de l'intérieur je serais incapable d'en sortir une conclusion aussi nette], je suis curieux de voir quels étaient les avis des experts...

Si c'est de la part de Pierre qu'un sentiment d’ego vexé face à un journaliste au dessus de tout soupçon ; comment se fait-il que Eric Mettout, qui LUI connait le monde du Web (je le sais par expérience) soit d'un avis complètement opposé ?!
Commentaire n°40 posté par Julien CROUZET le 05/10/2010 à 23h47
Chère Selma,
Arrêtez-moi si je me trompe, mais je doute que Pierre Chappaz ait inventé la technique qui rend possible les commentaires sur les blogs. Je crois donc ne rien lui devoir à cet égard. En revanche, je me demande s'il n'est pas en train de nous inventer un truc inédit: la justification de la diffamation par la paresse. Car c'est bien lui qui évoque sa propre fatigue pour expliquer son refus d'user du droit de réponse par voie de courrier, autrement dit de suivre ce vieil usage en vigueur dans tous les pays libres depuis au moins 100 ans et qui nous prémunit des propos publics outranciers dont pourraient se rendre coupable certains lecteurs mécontents. Résultat: Monsieur Chappaz se croit autorisé à traiter publiquement Olivier Bouchara de "menteur" (la faute professionelle la plus grave dont on puisse accuser un journaliste) quand celui-ci l'a seulement qualifié de capital-risqueur "hasardeux" (n'est-ce pas ce qu'on appelle un pléonasme ?).
Commentaire n°41 posté par Jean-Baptiste Roques le 06/10/2010 à 02h57
@Jean-Baptiste : Cela à justement au moins 100 ans, n'est-il pas temps d'évoluer quelque peu ?
Le droit de réponse papier est, je pense, plus une incitation à la diffamation ...
Apres avoir rédigé votre réponse, dans le monde moderne, c'est un clic, puis on ouvre une discussion, comme nous le faisons en ce moment. La vous nous parlez d'un parcours du combattant : l'imprimer, chercher l'adresse de réponse, faire 20 minutes de queue (hors jour de grève) à la poste pour l'envoyer en recommandé, puis, prier pour que la rédaction veuille bien le publier, si possible dans son intégralité et non déformé (ce qui semble être une habitude de ce monsieur). Le tout sur une partie du journal, qui soyons honnêtes, n'est jamais lue. C'est, comme vous le dites, centenaire ...
De plus, il ne s'agit pas de qualification comme capital-risqueur "hasardeux", mais d'une headline comme "après quelques plantages, il met la pédale douce", suivi d'une flopée de faits inventés ou modifiés. L'effet sur de potentiels fond d'investissements ou sur des entrepreneurs suivis par Pierre peut être assez glacial, non ?
Commentaire n°42 posté par Julien CROUZET le 06/10/2010 à 08h21
Je te soutiens Pierre. C'est honteux ce genre de presse. Comment ce journaliste a-t-il osé se mêler de tes affaires ? En quoi ça les regarde ces journalistes ? Dans le web, on sait tous que Netvibes et Fon faisaient rêver tout le monde il y a 4 ans et qu'aujourd'hui le marché est beaucoup plus difficile à cause des géants comme Google. Mais ce n'est pas de ta faute!! Pareil pour Hellotipi et Appsfire. Le secteur est hyper concurrentiel et on rêve tous de revendre un jour notre boîte sur les mêmes valo que Kelkoo;-) Mais si en plus un journaliste qui n'est pas de notre milieu commence à raconter avec son ton amusé que le business est difficile, ça peut tout nous casser!! Regarde le tableau sur capital.fr: ça a dû leur prendre des jours entiers alors que nous on l'aurait fait en 5 minutes et on ne l'aurait jamais publié! Tu défends nos intérêts à tous: MERCI.
PS: Eric Mettout, j'ai vu que tu travailles pour lexpress.fr, on compte sur toi pour nous faires des papiers sympas sur nos boîtes, histoire de ne pas laisser cette mauvaise image.
Commentaire n°43 posté par Un entrepreneur indigné le 06/10/2010 à 10h01
@Julien Crouzet: le seul "effet" que peut produire l'article d'Olivier Bouchara, c'est de nous rappeler que le business des start up du net est en grande partie affaire de chance, de pif, d'intuition. Et il semblerait que Pierre Chappaz, qui d'ailleurs a bien raison de financer de nouveaux talents (de leur donner leur chance, donc), ait eu un peu moins de chance (désolé de la répétition, mais elle est volontaire) qu'avant. Il n'est NULLE PART fait la moindre allusion à un quelconque manque de professionalisme de la part du capital-risqueur. Sa réputation de bon connaisseur du secteur, de rigueur avec les chiffres, de transparence, etc., n'est EN RIEN entachée par cet article. Vous imaginez bien, d'ailleurs, que, si les investissements de Pierre Chappaz ont été passé au crible par Capital, c'est justement parce qu'il passe pour être un business angel sérieux. Mais Olivier BOUCHARA nous montre que même le turfiste le plus aguerri ne mise pas toujours sur le meilleur cheval. Et oui, c'est la vie des affaires...
Certains mauvais financiers veulent nous faire croire que le facteur chance n'existe pas, que leur track record, forcément superbe, garantit à 100 % les gains futurs. Et il y a des gogos pour les croire ! Je n'ose imaginer que Pierre Chappaz nous prenne pour des gogos. Je préfère penser qu'il a eu un coup de chaud, bien compréhensible, en découvrant qu'il n'était pas le premier de la classe cette année. C'est un peu comme un grand cuisinier qui perd une étoile au guide Michelin. Seulement, s'il avait eu l'énergie de faire la queue à la Poste pour envoyer ses commentaires, ses rectifications et son sentiment d'injustice à Capital, il aurait sans doute eu le temps de retrouver son sang-froid, ce qui lui aurait évité de diffamer publiquement un journaliste.
Commentaire n°44 posté par Jean-Baptiste ROQUES le 06/10/2010 à 11h55
Mais le problème, c'est aussi les lecteurs et les spectateurs qui avalent beaucoup de choses sans se poser la question si cela est vraisemblable, ensuite les journalistes sont dans la même spirale.
Cela en est navrant ou ubuesquement comique, sauf quand on en est victime, bien entendu, on comprend donc pourquoi certaines personnalités supervisent tout le reportage de A à Z, et fournissent eux-même les infos, mais là aussi est-ce une fin?
Si le journalisme n'était pas envahi par la culture du pseudo-fonctionnaire, aussi...
Enfin, cela ne doit pas être facile pour vous, j'en conviens.
Mais je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à vérifier toutes les infos quelles qu'elles soient avant de les engloutir comme des oies gavées
Salutations
Commentaire n°45 posté par la puce du net le 06/10/2010 à 17h14
Une jolie fable pour ces gentils messieurs du monde du web chappaz, ohayon et les gentils commentateurs offusqués par ce méchant journaliste, qui a osé donner son avis sur "les rois du web"

Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard par l'odeur alléché ,
Lui tint à peu près ce langage :
«Et bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois»
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
Le corbeau honteux et confus
Jura mais un peu tard , qu'on ne l'y prendrait plus.

Monsieur le journaliste BOUCHARA, faites mieux votre métier à l'avenir, honorez et flattez ces messieurs du web comme il se doit, et la prochaine fois, caressez leur plumage, votre nom ne sera pas jeté en pature!!
Commentaire n°46 posté par Mickael AMATO le 06/10/2010 à 19h54
Mais c'est qu'il aurait ses vapeurs, Monsieur Amato...C'est pas gentil, cela, on pleure...Un peu d'humour, voyons...
Moi je en veux pas qu'ils changent les journalistes ils sont trop drôle involontairement.
Et puis si le net ne vous va pas, allez donc lire les journaux.
Il a encore le droit ce Monsieur, à sa liberté d'expression, si le papier de Monsieur Bouchara ne lui va pas.
Mais bon, je vous pardonne
Un petit extrait de Katerine, on est entre poètes,no?
Liberté, Mon C***
Égalité, mon C***
Fraternité, mon C***
Sans rancune, excusez-le, il ne sait pas ce qu'il dit
Commentaire n°47 posté par la puce du net le 06/10/2010 à 20h43
Et après on se demande pourquoi les entrepreneurs partent aux US... On parle de différence culturelle qui ne fait rien pour aider les entrepreneurs en France, mais cette différence culturelle existe aussi au niveau des journalistes et leur façon de promouvoir l'image des entrepreneurs est juste dingue.
Commentaire n°48 posté par acemtp le 07/10/2010 à 08h16
Sieur Chappaz, on vous entend moins. Est-ce que vous pouvez me dire quand sera publié le commentaire que j'ai envoyé hier soir ?
Commentaire n°49 posté par JiBD le 07/10/2010 à 11h44
En terme d'accroche mensogère et putassière, vous n'êtes pas en reste Chappaz. "L'affaire du reportage bidonné du Point sur la polygamie" n'en est pas une puisque le type a été piégé. Entre le canulard et le bidonnage, il y a un monde !

Et si l'on peut argumenter sans fin - et à bon droit - sur la précision des informations de Capital et la justesse de leurs arguments, vous êtes tout simplement dans la diffamation. Où l'on découvre que rendre compte de la réalité est un métier difficile, à envisager avec plus d'humilité que vous n'en êtes capable.

Gardez vos leçons de morale pour vous et vos amis que ça intéresse, et laissez-les journalistes dire ce qu'ils veulent tant qu'ils ne mentent pas (ce qui n'est pas le cas de Bouchara, là encore vous êtes dans la diffamation).

C'est votre liberté de critiquer la presse, et c'est la nôtre de critiquer vos investissements.

Si vous n'étiez pas si susceptible, vous auriez pu simplement rétorquer que la prise de risque est indissociable de l'activité de "capital risk" (c'est écrit dessus). Tant pis pour vous, vous passez désormais pour un mauvais coucheur et Capital vendra quelques exemlaires de plus grâce à vous.
Commentaire n°50 posté par JiBD le 07/10/2010 à 14h14
Le courage de signer vos grossièretés vous ferait-il défaut?
Réponse de le 07/10/2010 à 14h41

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