Partager l'article ! Ces journalistes qui mentent pour vendre: Vous avez sans doute été choqué comme moi en découvrant cette affaire du reportage bidonné du ...
Le blog de Pierre Chappaz
Vous avez sans doute été choqué comme moi en découvrant cette affaire du reportage bidonné du Point sur la polygamie.
Je pratique les journalistes depuis 25 ans, ayant été responsable de la communication de plusieurs sociétés de technologie, puis entrepreneur. La plupart des journalistes sont des gens passionnés
et épris d'éthique. Je les aime bien en général, car je suis comme eux passioné d'info. Je suis d'ailleurs marié avec une journaliste: Cathy Nivez.
Pourtant la profession de journaliste a un sérieux problème. Certains journalistes font beaucoup de mal à l'image de leur profession en écrivant n'importe quoi pour vendre.
Le trash-journalisme
Je ne suis pas le seul à constater une dérive vers le trash, l'information déformée, "habillée" , quand elle n'est pas complètement inventée.
Un journaliste du nom d'Olivier Bouchara m'a interviewé pour un article paru dans le dernier Capital. Ce qui l'intéressait, c'était de savoir si j'avais investi dans des startups. Je lui ai
répondu que oui, car je crois que les entrepreneurs qui ont réussi ont le devoir d'aider les jeunes à se lancer.
J'ai aussi precisé: je suis un entrepreneur, pas un investisseur, et l'essentiel de mes moyens je les mets dans mon entreprise Wikio.
Olivier Bouchara a intitulé son papier sur moi: "après quelques plantages, il met la pédale douce". Carrément. Vous allez me dire que je l'ai mal pris parce que le titre est un peu agressif ?
Le problème, c'est que Bouchara écrit n'importe quoi. Il commence par écrire que j'ai vendu Kelkoo 475 millions d'euros sans préciser que je n'avais que 3% de la boite. Il sous-entend ainsi que
j'ai des centaines de millions à investir. Il poursuit: "ensuite le malheureux a multiplié les coups hasardeux", citant Netvibes (Freddy, toi qui a fait de Netvibes une des rares startups
rentables, tu apprécieras), et finit en indiquant que mon dernier espoir s'appelle ... Hellotipi.
Pour le besoin de sa démonstration (= j'ai un piètre jugement), le journaliste ne juge pas nécessaire de citer parmi mes investissements Priceminister, racheté récemment 200 millions par un
groupe japonais. Ce qu'on appelle un bel exit, en langage financier. D'ailleurs je vais réinvestir mon petit profit dans Wikio (même pas mentionné dans l'article) pour accélérer notre
développement.
En réalité Bouchara n'a que faire de rapporter la vérité aux lecteurs du magazine Capital, plus trash qu'économique. Il raconte une histoire, inventée à partir de personnages réels qui font les
frais de son imagination. Les autres interviewés (Xavier Niel, Marc Simoncini, Marc Menasé, PKM) ne sont pas beaucoup mieux lotis.
Et pour couronner le tout, Capital a truqué la photo: cette "photo" est un montage!
Ce genre de journaliste vous explique volontiers que les blogs, c'est n'importe quoi, qu'on y propage que de fausses rumeurs etc ... Mais au moins, si Olivier Bouchara avait publié son article
sur un blog j'aurais pu lui répondre en commentaire. Qui sait, nous aurions peut-être eu un débat? Là je ne vais pas me fatiguer à lui envoyer un droit de réponse par courrier ... papier ... en
recommandé.
Après on se demande pourquoi les blogueurs deviennent de plus en plus crédibles et les journalistes de moins en moins...
Je simplifie, mais pas tant que ça !
J-M
J'ai l'impression que les journalistes de la presse papier vont avoir un automne venteux dans leurs bronches.
1 – Je ne vous ai pas appelé pour savoir si vous avez investi dans des start-ups puisque c’est de notoriété publique : je vous ai en revanche demandé ce qui avait motivé vos choix d’investissements (connaissance du management, coup de pouce à un ami, etc.).
2) Vous laissez penser que JE me permets de «juger » vos placements, alors qu’il s’agit là de la moyenne des notes attribuées par un jury d’investisseurs composé pour l’occasion. Précisons-le à vos lecteurs qui ne lisent pas Capital : notre idée était de savoir si les stars du web, dont vous faites partie, font des bons ou des mauvais placements.
3) Vous nous accusez de photo-montage, alors que nous précisons « photo-montage » dans le crédit de la photo. Expliquons d’ailleurs en quoi consiste ledit photo-montage : nous avons changé la couleur de votre chemise (blanche sur la photo, pour l’unité iconographique du papier). Je vais d’ailleurs vous révéler un scoop : quand un homme politique ou un entrepreneur passe à la télévision, il est souvent «maquillé ». ;-)
Bien cordialement,
Olivier Bouchara
D'autant, que ce "journaliste" cite Regioneo comme un "mauvais placement" alors que l'entreprise a à peine une année d'existence et donc il est un peu tôt pour sceller son destin ;-)
J'ai d'ailleurs parlé de cet article lors de mon talk à TEDxAlsace ce week-end.
J'ai même une photo ici : http://www.studio-chlorophylle.fr/Bookchlo/TEDX/photos/IMG_5169.jpg
En tous cas, je te remercie encore d'avoir "aidé ton ancien directeur marketing" ;-)
Nous allons demander une explication officielle a la redaction.
La plupart du temps ça ne pose aucun pb ; les interviewés sont contents d'être dans Capital, le lecteur est surpris à chaque page et les histoires se lisent bien.
En outre, rares sont ceux qui "osent" se mettre Capital à dos en exprimant ouvertement - comme tu viens de le faire - ce qui s'est vraiment passé.
Cela dit, il faut quand même rétablir les choses. 1) il y a généralement énormément de boulot d'investigation - en gros on va vraiment chercher le moindre pett détail et ça c'est rare dans la presse aujourd'hui (ce n'est pas nécessairement celui qu'on retient pour la parution, mais c'est un autre problème).
Autre point - le plus important - ça plait au lecteur. En gros, il n'y a aucune incitation à faire de l'info brute, sans mise en scène, sans "romance" puisque ça ne se vend pas. On peut le déplorer, certes, mais il en va ainsi dans tous les commerces et la presse est un commerce comme un autre ; on a trop tendance à l'oublier.
Effectivement, elle n'est pas valorisée et/ou revendue des centaines de millions d'euros... mais je ne crois pas que cela en fasse un - futur - échec pour autant.
Hellotipi, à l'heure où j'écris ces lignes, est breakeven (c'est à dire autonome financièrement car l'argent qu'elle rapporte suffit à la faire vivre et se développer), vient d'absorber l'un de ses anciens concurrents et héberge des milliers de sites de famille (et quelques millions de photos/vidéos) sur un business model payant.
Loin d'être parfaite mais avec une volonté constante de s'améliorer, l'entreprise connait chaque mois, une croissance à 2 chiffres (moyenne sur les 12 derniers mois). La stratégie de développement que nous avons arrêté me semble très excitante même si, comme pour toutes les stratégies, c'est à la fin qu'on en connaitra l'éventuel succès.
Surtout - et à mes yeux c'est une immense réussite - Hellotipi réuni autour de valeurs qu'à titre personnel, je trouve très saines, une formidable communauté d'utilisateurs qui la soutien, l'aide à progresser, la conseille, la défend... Bref, des "clients" qui sont une sorte de "famille" plus qu'une communauté, preuve de la réussite sociale de l'entreprise à défaut de réussite financière (si celle-ci se mesure en dizaines de millions). Pour mémoire, la satisfaction des clients, même pour une startup, reste le but ultime de l'entreprise.
J'ai investi dans Hellotipi il y a 2,5 ans et serai prêt à refaire exactement la même chose à la lumière de ce qu'est devenu l'entreprise.
Maintenant, nous n'avons pas tous les mêmes critères de réussite... et je serai très heureux de discuter avec le "jury" qui a noté l'entreprise (j'en connais quelques uns donc l'occasion se présentera) pour éclairer leur opinion à la lecture d'informations que nous ne publions pas forcément, comme celles que je viens de donner ci-dessus par exemple.
PS : Dans le même article, un autre de mes investissements est également chahuté sans fondement... et pourtant, dans celui-ci aussi, je referai exactement la même chose si l'occasion se présentait. Je dois vraiment être stupide en définitive... :-)
Dans ce numéro de capital il y a aussi un dossier sur le pouvoir d'achat. J'ai été contacté par un journaliste de Capital pour le mettre en relation avec un utilisateur de mon site aladom qui utilisent des CESU. Je lui ai transmis les coordonnées de 3 personnes et une d'entre elle apparait dans le magazine.... mais aladom n'a absolument pas été mentionné.
Je n'ai pas encore pu lire l'article car aucun kiosque à Rennes n'a le magazine du mois d'octobre aujourd'hui (Rennes est une ville anti-capitalistique apparement...) mais je suis aussi un peu déçu.
A Ouriel Ohayon : je dois vous avouer avoir eu un peu peur en lisant votre commentaire. Après tout, sur 42 moyennes, une erreur aurait pu se glisser dans le tableur. Mais non : j'ai refait les calculs et c'est bien le résultat indiqué dans l'article.
A tous : Nous allons mettre une version en ligne du papier. Vous pourrez alors juger sur pièce. C'est peut-être mieux ainsi, non ?
Ah ces entrepreneurs qui ont fait fortune sur internet ne savent plus quoi faire de leur argent.
C'aurait été une belle accroche M. Bouchara, non ? :p
Ou alors merci de prouver le contraire en publiant en toute transparence les resultats
De mauvais journalistes, on en connaît certains. De mauvais blogueurs, il y en a quand même bien davantage.
Toujours est-il que Monsieur Bouchara a eu la diligence de faire publiquement profiter de son droit de réponse à la position défensive de Monsieur Chappaz au milieu même des pourfendeurs et autres indéfectibles défenseurs panégyriques de ce dernier.
Chapeau bas pour le courage, ça laisse à penser qu'il n'y avait pas de mauvaise intention dans ce qu'aurait pu soulever comme erreurs Monsieur Chappaz dans l'article qui lui est consacré.
Pour ce que mon avis peut bien valoir, moi j'apprécie.
Cordialement,
--
Bouteille d'Eau.
Hmmm, c'est pas çui qui dit qu'y est ?
A quand un Kelkoo en Corée du Nord? Là-bas, c'est certain, le ministre de l'information saine Kim Eric Mettout Jong saura glorifier les entrepreneurs de votre talent.
Le journaliste en question est type qui a très bonne réputation. Si vous cherchez ce qu'il a écrit jusqu'ici sur google, il en ressortira plutôt le portrait d'un type assez droit, avec une éthique, une approche humaine de son travail. D'où l'étonnement de le voir travailler comme les pires journalistes de certains magazines TV à sensation.
Il travaille aujourd'hui dans une économie très difficile. La nécessité d'attirer le quidam est vitale pour de nombreux titres. Ils sont devenus, comme vos employés peut-être, soumis aux exigences du rendement, du retour sur investissement immédiat, aux cadences infernales, exactement comme un ouvrier, tout journaliste réputé qu'il soit. Il a moins de temps, moins d'argent pour travailler et cela se ressent forcément à un moment.
Je ne dis pas cela pour le défendre, je trouve cette attitude nulle (je suis pigiste, entre autres choses...), mais je peux comprendre comment cela peut arriver aux types les mieux intentionnés au départ...
Pour le reste, dire que tu mets la pedale douce... est bien mal te connaitre :)
Amities,
Freddy
情丝懵懂,爱恨提起太难放下太重,心有独钟,人生原本即是喜亦是痛!
Donc, si je comprends bien: les blogs, c'est mieux que le papier, parce que ca permet de faire des "réponses en commentaire" (à moins que vous ne préfériez les commentaires en réponse) et parce que c'est moins "fatiguant" que d'envoyer son courrier par la Poste. A vous lire, cher monsieur Chappaz, on sent que le monde de demain, tel que des gens comme vous sont en train de nous le préparer, promet d'être un comble de civilisation ! J'aimerais tant être une petite souris et assister aux réunions que vous tenez avec vos partenaires en affaires; j'aimerais tant voir comment vous les faîtes rêver avec votre novlangue floue et vos manières immatures.
En réalité, c'est souvent plus un problème d'incompétence, de paresse et/ou de process de production hystérique qui ne permet pas de faire bien son travail.
Sur ton exemple, c'est clairement les deux premières rasions qui sont imputables. Si Capital réagit par une autodéfense corporatiste, honte à eux. J'espère bien qu'ils vont s'excuser.
Bonne continuation
Cyrille (un type avec lequel tu as discuté dans une autre vie du temps où je travaillais pour AltaVista ;)
Regarde comme on nous dit que Zuckerberg est plus riche que Jobs (lol). Ensuite il est très peu connu que l'investissement high-tech fonctionne mal, on perd plus d'argent qu'on en gagne (n'est-ce pas?) en Europe au moins. Le problème est que entre communication et information, il a un écart qui tend à devenir bien grand. Est-ce au fond bien nouveau? Pour chercher de l'info un peu partout, je vois à quel point il est difficile de trouver des données valables sur les start-up, les investisseurs, les entrepreneurs. La transparence de l'info rendrait sans aucun doute la communication moins fantasmatique... Ca serait cool si Sequoia, Kleiner, Banexi, Innovacom, voire les business angels tels que Peter Thiel, Zennstrom, etc, etc publiaient les performances de leurs investissements... on en est loin et donc ca fantasme, ca fantasme!
Sinon, la réponse de mes confrères de Capital est là : http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/special-start-up/quand-des-patrons-du-net-veulent-faire-taire-capital
Je n'ai pas pu rester insensible à votre post, je suis avec attention l'évolution des commentaires depuis hier et j'attends impatiemment la prochaine réaction de M. Bouchara.
J'ai publié hier un billet à ce sujet sur mon blog http://must-like.com/?p=187
Et permettez moi d'exprimer mon étonnement par rapport à votre réaction concernant l'article publié sur Capital. J'ai pris la peine d'acheter le magazine pour vérifier de moi même... Je comprends votre "coup de gueule" mais je le trouve juste un poil excessif par rapport à ce qui a été publié. Comme justement précisé dans un commentaire plus haut, la scénarisation de l'information de nos jours est devenue monnaie courante, le lecteur est loin d'être naif et s'en rend bien compte, comme vous deviez également vous en douter quand on vous a appelé pour donner cette interview qu'elle pouvait très bien ne pas tourner en votre faveur...
Cela biensur, ne justifie en rien l'utilisation de telles méthodes que je ne cautionne absolument pas, mais je suis tout de même bien consciente de leur existence...
A Jean Baptiste Roques, Oui le monde dans le quel nous vivons évolue! Vous avez peut être un peu de mal à vous y faire... Ce n'est pas "fatigant" d'envoyer un courrier par la poste mais c'est quand même plus pratique de poster un commentaire sur un blog et surtout plus rapide et plus interactif. "on sent que le monde de demain, tel que des gens comme vous sont en train de nous le préparer, promet d'être un comble de civilisation" j'ai envie de vous dire heureusement que des "gens comme lui" existent et contribuent par leur savoir et leur courage d'entreprendre à faire évoluer le monde et vous permettent, entre autres, de poster un commentaire sur un blog pour vous exprimer comme vous venez de le faire.
> Selma: comme vous le faites remarquer, les journalistes de Capital et leurs inconditionnels s'expriment librement en commentaires sur ce billet.
La réciproque n'est pas vraie: pas moyen de laisser un commentaire dans leur forum qui annonce la couleur: "Pierre Chappaz, le fondateur de Kelkoo a gravement mis en cause les méthodes de Capital sur son blog" sans même mettre un lien vers ce billet, ni dans leur article ni dans le forum!
Nous n'avons pas la même (net)éthique.
Le lien vers l'article de Capital a été placé plus haut par un commentateur qui n'est pas d'accord avec moi.
Vous n'y trouverez pas trace du débat de fond qui est: jusqu'ou le choix d'un angle pour écrire un article justifie-t-il de prendre quelques libertés avec les faits.
j'ai souvenir de cet article http://www.vincentabry.com/pierre-chappaz-veut-faire-la-pause-3074
vous êtes canon en pull roulé noir
mais déjà de faux journalistes étaient très méchants
"Pierre Chappaz se dit victime d’attaques régulières en provenance de la blogosphère"
bon vous vous énervez pour rien
(sinon regioneo les prix sont moyens!)
http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/special-start-up/quand-des-patrons-du-net-veulent-faire-taire-capital
@Ouriel : Malheureusement, ils ne reconnaissent pas que le calcul est bidonné. Tu peux publier les notes que tu as en ta possession ? Ca calmerait le débat au moins.
Quoi qu'il en soit, ça prouve un certain sentiment anti-entrepreneur en France, aussi vrai pour un patron d'usine qu'un Startuper, à se demander si des journalistes comme celui-la n'en sont pas des artisans. C'est tellement facile quand on ne connait rien au Web de juger tel ou tel investissement comme un "gadin". J'ai travaillé pour une de ces startups (Zilok), quand je vois la synthèse "Bonne idée sur le papier, mais compliquée à mettre en œuvre dans la vraie vie" [fait balancés comme des vérités, aucune nuance alors que moi, ayant vécu de l'intérieur je serais incapable d'en sortir une conclusion aussi nette], je suis curieux de voir quels étaient les avis des experts...
Si c'est de la part de Pierre qu'un sentiment d’ego vexé face à un journaliste au dessus de tout soupçon ; comment se fait-il que Eric Mettout, qui LUI connait le monde du Web (je le sais par expérience) soit d'un avis complètement opposé ?!
Arrêtez-moi si je me trompe, mais je doute que Pierre Chappaz ait inventé la technique qui rend possible les commentaires sur les blogs. Je crois donc ne rien lui devoir à cet égard. En revanche, je me demande s'il n'est pas en train de nous inventer un truc inédit: la justification de la diffamation par la paresse. Car c'est bien lui qui évoque sa propre fatigue pour expliquer son refus d'user du droit de réponse par voie de courrier, autrement dit de suivre ce vieil usage en vigueur dans tous les pays libres depuis au moins 100 ans et qui nous prémunit des propos publics outranciers dont pourraient se rendre coupable certains lecteurs mécontents. Résultat: Monsieur Chappaz se croit autorisé à traiter publiquement Olivier Bouchara de "menteur" (la faute professionelle la plus grave dont on puisse accuser un journaliste) quand celui-ci l'a seulement qualifié de capital-risqueur "hasardeux" (n'est-ce pas ce qu'on appelle un pléonasme ?).
Le droit de réponse papier est, je pense, plus une incitation à la diffamation ...
Apres avoir rédigé votre réponse, dans le monde moderne, c'est un clic, puis on ouvre une discussion, comme nous le faisons en ce moment. La vous nous parlez d'un parcours du combattant : l'imprimer, chercher l'adresse de réponse, faire 20 minutes de queue (hors jour de grève) à la poste pour l'envoyer en recommandé, puis, prier pour que la rédaction veuille bien le publier, si possible dans son intégralité et non déformé (ce qui semble être une habitude de ce monsieur). Le tout sur une partie du journal, qui soyons honnêtes, n'est jamais lue. C'est, comme vous le dites, centenaire ...
De plus, il ne s'agit pas de qualification comme capital-risqueur "hasardeux", mais d'une headline comme "après quelques plantages, il met la pédale douce", suivi d'une flopée de faits inventés ou modifiés. L'effet sur de potentiels fond d'investissements ou sur des entrepreneurs suivis par Pierre peut être assez glacial, non ?
PS: Eric Mettout, j'ai vu que tu travailles pour lexpress.fr, on compte sur toi pour nous faires des papiers sympas sur nos boîtes, histoire de ne pas laisser cette mauvaise image.
Certains mauvais financiers veulent nous faire croire que le facteur chance n'existe pas, que leur track record, forcément superbe, garantit à 100 % les gains futurs. Et il y a des gogos pour les croire ! Je n'ose imaginer que Pierre Chappaz nous prenne pour des gogos. Je préfère penser qu'il a eu un coup de chaud, bien compréhensible, en découvrant qu'il n'était pas le premier de la classe cette année. C'est un peu comme un grand cuisinier qui perd une étoile au guide Michelin. Seulement, s'il avait eu l'énergie de faire la queue à la Poste pour envoyer ses commentaires, ses rectifications et son sentiment d'injustice à Capital, il aurait sans doute eu le temps de retrouver son sang-froid, ce qui lui aurait évité de diffamer publiquement un journaliste.
Cela en est navrant ou ubuesquement comique, sauf quand on en est victime, bien entendu, on comprend donc pourquoi certaines personnalités supervisent tout le reportage de A à Z, et fournissent eux-même les infos, mais là aussi est-ce une fin?
Si le journalisme n'était pas envahi par la culture du pseudo-fonctionnaire, aussi...
Enfin, cela ne doit pas être facile pour vous, j'en conviens.
Mais je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à vérifier toutes les infos quelles qu'elles soient avant de les engloutir comme des oies gavées
Salutations
Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard par l'odeur alléché ,
Lui tint à peu près ce langage :
«Et bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois»
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit et dit: "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
Le corbeau honteux et confus
Jura mais un peu tard , qu'on ne l'y prendrait plus.
Monsieur le journaliste BOUCHARA, faites mieux votre métier à l'avenir, honorez et flattez ces messieurs du web comme il se doit, et la prochaine fois, caressez leur plumage, votre nom ne sera pas jeté en pature!!
Moi je en veux pas qu'ils changent les journalistes ils sont trop drôle involontairement.
Et puis si le net ne vous va pas, allez donc lire les journaux.
Il a encore le droit ce Monsieur, à sa liberté d'expression, si le papier de Monsieur Bouchara ne lui va pas.
Mais bon, je vous pardonne
Un petit extrait de Katerine, on est entre poètes,no?
Liberté, Mon C***
Égalité, mon C***
Fraternité, mon C***
Sans rancune, excusez-le, il ne sait pas ce qu'il dit
Et si l'on peut argumenter sans fin - et à bon droit - sur la précision des informations de Capital et la justesse de leurs arguments, vous êtes tout simplement dans la diffamation. Où l'on découvre que rendre compte de la réalité est un métier difficile, à envisager avec plus d'humilité que vous n'en êtes capable.
Gardez vos leçons de morale pour vous et vos amis que ça intéresse, et laissez-les journalistes dire ce qu'ils veulent tant qu'ils ne mentent pas (ce qui n'est pas le cas de Bouchara, là encore vous êtes dans la diffamation).
C'est votre liberté de critiquer la presse, et c'est la nôtre de critiquer vos investissements.
Si vous n'étiez pas si susceptible, vous auriez pu simplement rétorquer que la prise de risque est indissociable de l'activité de "capital risk" (c'est écrit dessus). Tant pis pour vous, vous passez désormais pour un mauvais coucheur et Capital vendra quelques exemlaires de plus grâce à vous.