21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 00:13

Les affaires Wikio/Dahan et Fuzz/Martinez amènent une vaste discussion sur la liberté d'information dans le Web français. On pourrait presque remercier Emmanuel Asmar, l'avocat à l'origine de ces procèdures, pour avoir ouvert le débat (cela dit, on attend toujours qu'il attaque Google pour être cohérent avec sa propre pensée).

Dans ce débat, on trouve de nombreux bloggeurs, des journaux en ligne, des défenseurs de la liberté et d'autres, adeptes du tout répressif.

Vous pouvez suivre tout ce qui se dit sur Internet sur une page Wikio que j'ai créée pour l'occasion. Cliquez sur le bouton (vous pourrez ensuite reprendre le flux rss pour le lire dans le lecteur de votre choix si vous voulez).

add page

Mais si vous ne lisez qu'un article, si vous vous interessez vraiment au fond du débat, lisez celui de Jean-Marie Le Ray sur Adscriptor. Cet article fait honneur au Web.

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Published by Pierre - dans blogs
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commentaires

Jean-Marie Le Ray 21/04/2008

Pierre,

Merci pour ton appréciation.
L'honneur du Web, c'est beaucoup dire, j'estime simplement que si Internet est ce qu'il est aujourd'hui c'est parce qu'une certaine culture de l'ouverture l'a emporté contre la fermeture. Fermeture d'esprit, fermeture culturelle, etc.
Le respect du droit d'auteur est une chose importante, mais en aucun cas ça ne peut justifier qu'on fasse n'importe quoi n'importe comment en brandissant l'étendard de la propriété intellectuelle à tort et à travers.
Quant à l'atteinte à la vie privée, je ne peux que m'interroger entre une actu à laquelle personne n'aurait prête la moindre attention et aurait terminée noyée dans le flot de brèves qui se succèdent à la vitesse grand V sur Internet, et sa diffusion à très grande échelle justement du fait de l'éclat qui lui est donnée par sa "judiciarisation" à outrance. Dans des actes au procès qui reprennent in extenso la brève telle quelle : si l'on voulait être bien sûr que tout le monde la lise, on ne s'y serait pas pris autrement.
Donc après ça, aller dire que ça peut induire des effets néfastes et "ne favorise pas la tranquillité affective nécessaire à chacun pour son bonheur", je trouve ça limite, puisqu'il me semble que c'est l'acteur lui-même, ce faisant, qui va finir par obtenir le contraire exact de ce qu'il prétend vouloir.
C'est quand même difficile à comprendre !
Jean-Marie

Giseisha 23/04/2008

Par souci d'équilibre, et si le lecteur veut se faire sa propre opinion sans n'avoir qu'un seul son de cloche, je pense qu'il gagnera à aller lire le blog d'Eolas :

http://www.maitre-eolas.fr/2008/04/04/916-affaires-fuzz-dicodunet-lespipoles-et-autres-et-si-le-juge-avait-raison

et sa réponse à l'article de M. Le Ray :

http://maitre-eolas.fr/2008/04/22/930-affaires-fuzz-et-autres-replique-a-adscriptor

(non, je ne touche pas de dividendes sur le site de Maître Eolas, je le trouve juste d'une qualité qui mérite que les internautes aillent y faire un tour)

Fred Destin 24/04/2008

Wow super article de Le Ray merci du lien; la position legale defendue par Eolas est egalement bien articulee. J'ai ete me fendre d'un commentaire chez Eolas; l'application de la loi peut aisement s'etendre a 100% du web collaboratif, c'est le judiciaire qui finirait par combattre la majorite de la population parce que les lois ne sont pas adaptees aux nouveaux modes de consommation de l'information. Absurde. Il faut absolument une action concertee et systematique de l'ensemble des acteurs pour expliquer la nature a la fois du search et du web collaboratif pour eviter des derapages juridiques ou reglementaires de grande echelle.

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