Depuis que je suis rentré du Yosemite il y a un mois et demi, je n'avais plus envie de grimper. La réalisation de la voie du Nose m'a vidé. Physiquement bien sûr, mais aussi mentalement. Le grand vide. Plus la moindre envie de grimper. C'est incroyable pour moi qui suis accro à la grimpe 30 ans ... Une dépression post-natale, ça doit ressembler à ça.

  
Peillon.pierrot.01  La bonne nouvelle, c'est que l'envie revient doucement.

Pas encore l'envie de faire une grande voie, non, juste celle de toucher de nouveau le rocher.

Sans violence. Avec amour. 

Surtout si le soleil revient ...

PS: pendant ce temps là, mon compère du Nose, Thomas, est au Pakistan, ou il s'attaque à un sommet de plus de 8000 m, le Gasherbrum 2 --> Voici le blog de l'expé, matez les photos! brrr ... il doit pas faire chaud ...

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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 07:31
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Commentaires

J'ai l'impression que cette sensation ressemble fort à celle des hommes/femmes qui sont arrivés au bout de leur rêve et, l'ayant atteint, errent sans réel but dans la vie.

La solution ? De ce que je vois, cela pourrait être celle de Thomas : toujours repousser les limites de ses rêves :-)
Commentaire n°1 posté par Louis le 20/06/2010 à 09h10
Superbe vidéo que je n'avais pas vu !
Commentaire n°2 posté par jb le 21/06/2010 à 12h18
Je trouve intéressante vos quêtes à vous les aventuriers (que je ne suis pas). J'ai été très marqué par la lecture de Into The Wild et par les écrits de Jon Krokauer. Que cherchez-vous exactement, des sensations, des limites, des réponses? Et je me demande s'il y a un lien ou non avec les entrepreneurs (que je ne suis pas non plus). La compétition ou la victoire? Or il semble que là aussi, il y ait pas mal de désillusions une fois l'objectif atteint. Alors le chemin ou le bout du chemin? Toujours sur ce sujet E&Y avait sorti un document "Les Nouveaux Conquérants" où Jean-Louis Etienne dialoguait avec Boris Cyrulnik, Claudie Haigneré avec Maud Fontenoy. Pourquoi et pour quoi donc ces besoins de conquête extrêmes alors que parfois le bonheur et les satisfactions peuvent être aussi très, très simples... je pense cette fois aux réflexions de Comte-Sponville qui met en avant l'amour et la vérité comme moyens de se réaliser. Rien de plus. Mais sans doute tout aussi difficiles à conquérir...
Commentaire n°3 posté par Herve le 21/06/2010 à 05h30
Hervé ... grande question, qu'est-ce que nous cherchons nous autres grimpeurs, entrepreneurs, ...? Personnellement je cherche le plaisir sur le chemin, plus que le but. J'apprécie la compétition (je préfère dire le Jeu) plus que la victoire. Car tout est dans l'instant présent. Et pourtant, j'aime beaucoup cet adage, que j'utilise volontiers pour signer mes mails en anglais à mon équipe: Playing to Win! parce que le jeu n'est passionnant qu'avec l'envie de gagner ... oh! paradoxe.

Mais oui, mille fois oui le bonheur peut être aussi très simple, comme une caresse ou un rayon de soleil. Si on sait l'apprécier.

Finalement ce que je cherche dans ma vie je peux le définir comme étant: l'intensité.
Commentaire n°4 posté par pierre le 21/06/2010 à 08h59

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