Partager l'article ! Eric Schmidt (Google) se défend contre les attaques de Murdoch (News Corp): Dans un long article publié sur le Wall Street Journal (un site de ...
Le blog de Pierre Chappaz
Dans un long article publié sur le Wall Street Journal (un site de News Corp!), Le patron de Google Eric Schmidt réagit enfin à la polémique qui fait rage dans les medias du monde entier, suite aux menaces de Rupert Murdoch de retirer ses contenus de l'index de Google, et à sa tentative (ratée) de négocier une exclusivité avec Bing de Microsoft. Microsoft vient d'indiquer qu'il n'était pas davantage que Google prêt à payer pour indexer des pages.
Schmidt commence par agiter la perspective supposée plus enthousiasmante, pour les journaux, de la future consommation massive d'infos sur mobiles, Iphone et compagnie. En 2015 ce sera un mix de gratuit financé par la pub, de paiement à l'acte et d'abonnement dit-il. No big Scoop.
Il rappelle ensuite les volumes massifs d'internautes dirigés vers les sites medias par Google: 100.000 par minute, soit, dit-il aux patrons des medias: "100.000 opportunités qui ne vous coutent rien de conquérir des lecteurs fidèles et de générer du revenu". Sur ce point, fondamental, il a selon moi raison: Google c'est du marketing gratuit pour les journaux en ligne, et même un marketing rémunérateur car les pages vues générées par le trafic venant de Google produisent du revenu.
Schmidt, qui reconnait les difficultés des sites medias pour gagner de l'argent, se défend de l'accusation répandue dans les salles de rédaction comme quoi Google serait une sorte de voleur qui fait de l'argent sur leur dos. D'après lui les requêtes liées à l'info sont très peu monetisées sur Google, les annonceurs préférant les requêtes commerciales, ce qui est globalement vrai.
Le boss de Google veut rassurer: Internet ne va pas tuer l'info, comme la télé n'a pas tué la radio. Il y aura toutes sortes de modèles gratuits et payants, les meilleurs media ont déja compris l'importance de rassembler leurs lecteurs en communautés.
Petit coup de griffe au passage: " Murdoch lui-même dit que c'est l'endormissement des journaux, dû à leur situation passée de monopoles, qui les a mis dans ces difficultés, pas la technologie".
A mon avis il y a un peu des deux :-)
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