Après avoir longtemps vécu en Suisse, je suis rentré en France l'an dernier en faisant confiance au bouclier fiscal.

Aujourd'hui, ce bouclier est remis en cause de tous les côtés.

Que les socialistes fassent assaut de démagogie contre le bouclier fiscal qui limite les impôts à 50% des revenus, on peut comprendre. Pour la gauche, "faire payer les riches", c'est génétique. Et sans limites.

Mais voilà qu'à droite, Villepin, Juppé, Fourcade, et les députés UMP inquiets pour leur ré-élection, se joignent à ce grand concours national de démagogie. Le compte-rendu du Figaro explique que lors de la réunion des élus UMP "Le sénateur Jean-Pierre Fourcade a réclamé, sous les applaudissements, la suspension du bouclier fiscal tant que la situation budgétaire n'est pas assainie".

"Tant que la situation budgétaire n'est pas assainie" ? Comme le budget français est en déficit depuis 30 ans, et que ce n'est pas prêt de s'arranger, Fourcade aurait pu avoir l'honnêteté de dire qu'il proposait la suppression et non la suspension du bouclier.

Erreur de diagnostic

Ces élus de droite se trompent de diagnostic. Leur électorat s'est abstenu aux régionales parce que Sarkozy n'a pas tenu ses promesses. En fait de rupture, c'est sa politique consistant à donner en permanence des gages à la gauche qui est en rupture avec sa campagne de "droite décomplexée".

Les électeurs de 2007 avaient voté pour remettre la France au travail, en mouvement. Pas pour assister à des nominations en cascade de personnalités de gauche sur le retour, à des augmentations d'impôts (taxe carbone, taxe ceci, taxe cela), au remplacement du RMI par un RSA encore plus coûteux, à la loi Hadopi, etc.

Certes, Sarko a pris quelques bonnes mesures, qu'on peut qualifier de droite, comme la réduction du nombre de fonctionnaires, la statut de l'auto-entrepreneur, l'autonomie des universités. Mais le compte n'y est pas. Ainsi, rien de sérieux n'a été fait pour s'attaquer au niveau record des charges sociales, qui pénalise l'embauche et diminue les salaires nets. Ou est le débat sur ce sujet pourtant crucial?

Revenons au bouclier fiscal. Est-ce une mesure de droite?

Le socialiste espagnol Zapatero a supprimé l'impôt sur la fortune. C'est plus courageux qu'une mesure comme le bouclier, qui vise seulement à limiter les effets de cet impôt, sans y mettre fin.

La suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) a été décidée dans les huit autres pays de l'Union européenne où il était en vigueur en 1994, ce n'est pas un hasard! car son rendement est négatif: il rapporte moins que que ce qu'il coûte du fait de la fuite des contribuables. Supprimer l'ISF, ce serait donc une mesure de bon sens.

En 2007, Sarkozy n'a pas osé le proposer, sans doute inquiet de toucher un tel tabou. Aurait-il dû le faire, plutôt que de promouvoir un bouclier destiné à le neutraliser sans le dire? la réponse n'est pas évidente. L'idéologie dominante en France reste celle de la gauche. Le poids de l'Etat et l'assistanat généralisé sont au niveau d'un record mondial.

Avec un vrai programme de droite Sarkozy n'aurait peut-être pas été élu en 2007. Mais ce qui est sûr, c'est que s'il cède sur un thème aussi symbolique que le bouclier fiscal, il ne sera pas réélu en 2012.


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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 09:46
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Commentaires

Abandonner le bouclier fiscal maintenant reviendrait à une mesure ultra-démago histoire de donner un peu le change aux français et leur faire croire que S. n'est pas le président des riches.
C'est surtout une reculade (on peut être pour ou contre la mesure) qui montre combien dans ce pays les dirigeants de notre pays ne savent pas tenir un cap plus de 2 ans.
Bon, on peut au moins concéder à Sarkozy qu'il affronte la plus grande tempête économique depuis longtemps et que ça ne doit pas être facile de diriger dans ces conditions.
Commentaire n°1 posté par Jonas le 31/03/2010 à 10h10
lever le bouclier baisserait la dette de 1% environ, autant dire que ça n'est pas la solution.
sur un plan strictement economique, c'est bcp d'énergie pour peu de bénéfice.
sur un plan politique, c'est un symbole.
sur un plan démographique, c'est prendre le risque de faire fuire les personnes concernées...

je pense que la solution est simplement de réagir sur tous les autres points de déficit pour faire oublier ce point
Commentaire n°2 posté par sylvain le 31/03/2010 à 10h15
> Sylvain: sur le lien Wikipedia que j'ai inclus dans le billet, tu verras que
- Pour un bénéfice de 3,8 milliards € par an, l'ISF entraîne également selon l'Institut Montaigne des pertes fiscales cumulées de 15,9 milliards €. L'institut estime à 130 milliards € le montant des capitaux qui ont quitté la France pour éviter l'ISF entre 1997 et 2006 et plus de 200 milliards depuis la création de cet impôt
- selon l'économiste Patrick Artus, l'ISF « coûterait deux fois en TVA non perçue ce qu'il rapporte » du fait des expatriations
Commentaire n°3 posté par pierre chappaz le 31/03/2010 à 11h13
Amusant qu'aucun politicien n'ait évoqué ceci concernant les bénéficiaires du bouclier fiscal :

"Les ménages plus modestes (parfois RMIstes[14]) mais propriétaires, fortement imposés par la taxe foncière et dans une moindre mesure la taxe d'habitation : 8 338 foyers, soit 60% des bénéficiaires, ne sont pas imposables à l'ISF et se sont vu restituer au total 4,8 millions d'euros, soit 1% du coût budgétaire."

(source Wikipedia)

En clair, ceux qui veulent supprimer le bouclier fiscal trouveraient normal qu'une personne propriétaire mais ayant perdu son emploi, ou étant devenue handicapée, se fasse saisir son logement faute de pouvoir s'acquitter de ses impôts.

Quand je dis que la France est peuplée d'âmes charitables...
Commentaire n°4 posté par Jean Lançon le 01/04/2010 à 10h19
La gauche n'a pas comme seule ambition de taper sur les riches mais plus de rétablir l'équité sociale qui fait que pauvres comme riches participent de manière équitable à l'effort collectif pour sortir ce pays de la crise.
A mon sens, il est normal que les très riches soient taxés fortement. Ce n'est plus une question de pur calcul économique (cf rentabilité de l'ISF) mais plus de justice morale, celle qui sert à faire tenir le système qui vous a permis d'exprimer votre talent, de réussir et d'avoir la fortune qui est la votre aujourd'hui par exemple.
Que la politique continue à entretenir le fossé entre riches et pauvres et la gauche que vous décriez arrivera encore plus vite au pouvoir avec une politique encore moins avantageuse pour vous et les 19000 autres contribuables concernés par le bouclier fiscal.

Pierre, j'espère que ce commentaire pourra paraitre, je crois à la nécessité de débattre quand ça se fait dans le respect mutuel!


Commentaire n°5 posté par Vincent le 01/04/2010 à 10h30
> Vincent: bien sûr votre commentaire est bienvenu, pourquoi tenir un blog si ce n'est pas pour débattre? dans le respect mutuel.

Si j'étais américain, pays très libre mais très inégalitaire, avec peu de prélèvements fiscaux et sociaux, je voterais sans doute Obama.

Mais je suis français, et la France est déja le record mondial des prélèvements, et de l'assistanat. Quand on détient ce genre de record et que ça ne marche pas, on devrait s'interroger sur ce qui cloche, plutôt que de vouloir en remettre une couche.

Oui il est normal que les très riches payent beaucoup d'impôts. Mais il y a une limite, celle de la liberté de vivre ou on veut. Le nombre d'entrepreneurs (et aussi de sportifs, de stars, etc) qui ont réussi et ont quitté la France pour échapper aux impôts est bien plus élevé que vous ne le croyez. Si vous connaissez un peu l'Internet demandez-vous ou vivent les fondateurs des statups qui ont réussi depuis 10 ans. La majorité étaient sortis de France à cause de l'impôt sur les plus-values (d'ailleurs augmenté par Sarkozy) et de l'ISF. Avec le bouclier fiscal, certains sont rentrés. A votre avis, c'est bon pour la France ou pas?

Parlons du fossé entre riches et pauvres. Pour le réduire est-ce qu'il faut seulement taxer les uns et redistribuer aux autres, ou aussi encourager le travail et l'esprit d'entreprise? selon Le Monde, 53% de français gagnent plus grâce aux allocations que grâce à leur travail, qui est surtaxé. Entre le salaire net et le coût du salarié pour l'entreprise, c'est multiplié par deux à cause des charges. Vous trouvez ça normal? ne croyez-vous pas qu'il faut encourager le travail pour gagner dans la compétition mondiale?

En réalité la France mérite le qualificatif de pays socialiste, et vous avez sans doute remarqué que cela ne rend pas les gens plus heureux. Je vous conseille la lecture de cet article paru sur Slate.

La France, pays malheureux
http://wik.io/VPgU
Commentaire n°6 posté par pierre chappaz le 01/04/2010 à 11h19
le plus socialiste des américains serait taxé d'ultra liberal en france, d'ailleur le libéralisme au sens propre n'est toujours pas politiquement représenté dans ce pays... l'insécurité fiscal est devenu la terreur de ceux qui ont et la futur persecution qui s'annonce ne fera qu'empirer les choses.... Né français, je fais tout pour ne plus rester dans ce pays qui m'a vu naitre, car c'est déjà invivable pour ceux qui veulent réussir, mais ce n'est rien par rapport à ce qui s'annonce...
Commentaire n°7 posté par Ulrich GENISSON le 01/04/2010 à 11h41
Pierre,

bravo pour le débat. J'avais l'impression que la contradiction n'existait pas dans les commentaires, mea culpa.

L'article que vous mettez en lien est effarant. Je partage aussi votre impression que les Français sont malheureux pour rien en comparaison d'autres nationalités ce que prouvent les statistiques de manière flagrante!

Ceci étant si je suis votre raisonnement, il faudrait arrêter d'utiliser l'argent public pour essayer de rendre les gens plus heureux car ça ne fonctionne pas. C'est un raisonnement qui me parait simpliste. Considérez entre autre le système de santé américain ou la sécurité inégalitaire sur les biens et les personnes dans les pays émergents dits "libéraux" et vous verrez qu'il ne suffit pas d'arrêter de dépenser l'argent public pour rendre les gens plus heureux. Il y a un problème de culture en France de la réussite. Je ne comprends pas ce problème mais je le déplore comme vous. Vouloir réintroduire une culture de la réussite en France est la priorité absolue mais le faire en taxant moins les plus riches est une erreur. Il faut encourager le travail bien rémunéré et l'entrepreneuriat tout en arrêtant le fonctionnariat salarié à vie qui rend les gens passifs et inadaptables (cf France Telecom entre autre).

Pour le reste, je crois comme vous que la majorité des entrepreneurs qui ont réussi sont exilés à cause des impôts et il y a sans doute une nécessité de limiter à un plafonds les impôts payés (la gauche l'avait fait). Mais il y a aussi une responsabilité morale à reconnaître que l'Etat vous a aidé à réussir (contrairement à ce qui est dit et répété par les gens de droite). Pour cette raison, ne pas le quitter quand on a réussi est aussi une responsabilité.
Cela dit, à ma connaissance des gens comme Simoncini ou Xavier Niel habitent en France, non?

Je n'imagine pas quitter la France si je réussis un jour aussi bien que vous. (ce que je me souhaite :))

Merci encore pour le débat


Commentaire n°8 posté par Vincent le 01/04/2010 à 02h43
@vincent : oui ils habitent en france... mais... L'outil de travail n'est pas compté dans l'ISF; vos biens vous sont confisqués à la sortie(car l'ISF est bien confiscatoire, s'agissant d'un impot sur la propriété dont vous avez déjà payé l'impot au moment de sa constitution), c'est à dire lorsque vous cessez d'y travailler). La pincipale raison pour laquelle l'industrie française est tranquillement passée en 30 ans des mains des anciennes familles françaises aux investisseurs étrangers (fonds de pensions américains, bourse, etc...) est la conjonction entre l'ISF et les droits de successions qui ont obligé les entrepreneurs et les industriels à vendre sur le marché leur entreprise (et bien souvent à fuir le pays au passage). La logique étant qu'en quittant l'entreprise - ou en la transmettant à vos enfants - vous ou vos successeurs ne pouvez pas payer les droits de succession ET l'ISF avec les bénéfices de l'entreprise, donc vous êtes forcés à vendre. Parmi les conséquences funestes, non seulement la perte en impot (de ceux qui sont partis pour éviter ça) mais surtout le passage de notre industrie aux mains étrangères, dont la délocalisation est une conséquence directe (un patron ne délocalise pas l'entreprise qu'il a créée et dont il a construit sa maison à coté voire sur le même terrain). Ceux qui crient aujourd'hui contre les délocalisations sont également ceux qui crient pour maintenir l'ISF...
Commentaire n°9 posté par JMP le 01/04/2010 à 03h25
tellement d'habitudes à changer. cela fait des lustres que les français sont assistés et baignent dans une nation de socialisme (à mon avis à outrance) il serait bon de réfléchir à d'autres axes :
- eviter le gaspi public
- communiquer en faveur de l'entrepreunariat, de l'artisanat, des métiers manuels, (par exemple)

lorsque j'avais mon entreprise, nous etions 2 gérants, à travailler durement pour se payer tout juste un smic chacun et aux yeux des gens nous etions des "entrepreneurs, patrons, riches et salops"

je pense que ce qu'il faut changer en premier ce sont les mentalités : les riches ne sont pas les ennemis, les patrons ne sont pas tous des salops, les entrepreneurs ne sont pas tous riches...
Commentaire n°10 posté par Sylvain le 01/04/2010 à 04h54
Ce lien est très intéressant:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/02/13-4-de-la-population-francaise-vit-en-dessous-du-seuil-de-pauvrete_1327609_3234.html

voila quelque ce qui me révolte plus encore que la culture "anti riches" ou "anti entrepreneurs" que vous évoquez.

Je gagne pourtant bien ma vie et je suis aussi associé dans une entreprise.

Commentaire n°11 posté par Vincent le 02/04/2010 à 10h36
Bonjour Pierre,

J'ai lu tous le billet, pas l'intégralité des commentaires, mais voilà mon sentiment sur tes propos.

La position de DDV est plus compliqué que celle que tu semble décrire. D'après ses propos, le bouclier qu'il a lui-même créé réduisait l'impôt à 60% maximum. Ce qu'il critique (si j'ai bien compris), c'est que Sarkozy a inclut dans le bouclier fiscal la CSG et la CRDS, ce qui permets de réduire le total de l'impôt à 40%, et c'est cela que critique DDV.

Pour le reste, je n'ai pas la même interprétation que toi sur la défaite des régionales.

Pas sûr que les électeurs de droites ne se soient pas déplacés. Je crois au contraire qu'ils se sont déplacés, mais simplement, une grosse parti des centristes qui avaient votés pour lui aux présidentielles ont reporté leur voix plus à gauche (ou chez les écologistes), tandis que l'aile droite de l'UMP est allée vers le FN. En bref, l'UMP est redevenu le RPR, avec le score qui va avec. Pourquoi ? Parce que Sarkozy a perdu son côté "rassembleur" qui l'avait fait gagner aux présidentielles (mais je ne m'exprimerai pas sur les raison de cette perte).
Commentaire n°12 posté par Louis le 02/04/2010 à 12h05
> Vincent: sur Xavier Niel et Marc Simoncini , JMP vous a répondu. Et je n'ai pas dit que TOUS les entrepreneurs à succès de l'Internet étaient partis. Seulement la majorité, et quelques-uns sont revenus grâce au bouclier fiscal comme moi.

Vous dites aussi: "Ceci étant si je suis votre raisonnement, il faudrait arrêter d'utiliser l'argent public pour essayer de rendre les gens plus heureux car ça ne fonctionne pas."

Non, pas arrêter. Mais changer de priorité: il faudrait en priorité offrir un travail à ceux qui sont dans le besoin, pas seulement des allocs. Un vrai travail, valorisant, pas un travail éternellement subventionné. Mais le niveau du SMIC et des charges n'aident pas à rendre rentable l'embauche des personnes peu ou pas qualifiées. Les choix faits en France en faveur d'un SMIC relativement élevé et de charges excessives constituent ce qu'on appelle la "préférence française pour le chômage".
Commentaire n°13 posté par pierre chappaz le 02/04/2010 à 01h12
Salut Pierre,

Je pense que Sarkozy paie en premier lieu les conséquences de la crise économique même si il en est pas directement responsable. Certes un certain nombre de mesures n'ont pas bonne presse mais avant tout les français qui ont perdu soit de l'argent soir leur travail voir les deux, ne sont pas contents et le font savoir comme ils peuvent. J'aimerais bien qu'un institut de sondage pose la question: "Pensez vous que Mme Royal aurait mieux réussi?".

Sur le déficit budgétaire ne penses tu pas que la mésaventure grecque pourrait enfin mettre en avant le risque de manque de solvabilité d'un état? En fait quand l'économie va bien on dépense car on a de l'argent et quand elle va mal, on dépense pour la redresser. On n'est pas prêt de sortir de l'endettement.

Commentaire n°14 posté par GillesV le 03/04/2010 à 11h38
Salut Gilles

oui, Sarkozy paie lieu les conséquences de la crise économique, mais je crois qu'il paye aussi sa politique confuse, cherchant à faire plaisir (souvent) à la gauche et (parfois) à la droite. Ceux qui l'ont élus en 2007 n'avaient pas voté pour ça.

Sur le déficit budgétaire, et la dette accumulée, je crois effectivement que sera l'arbitre final. Il faudra bien mettre un terme à la débauche d'argent public, ou alors augmenter radicalement les impots. Mais quand on voit les sondages qui disent "2/3 des français sont pour le maintien de la retraite à 60 ans" on se dit que les gaulois ont une sacrée capacité à se mettre la tête dans le sable tout de même. Le réveil n'en sera que plus violent. Si les socialistes reviennent au pouvoir en 2012 ils vont se trouver dans une situation à la grecque, ça sera assez drôle, ils seront obligés de soumettre le pays à une cure d'austérité sans précédent pour éviter la faillite.




Commentaire n°15 posté par pierre chappaz le 03/04/2010 à 02h52
Billet très intéressant, ce bouclier fiscal fait décidément beaucoup parler, et on le comprends !

Pour ma part, je pense qu'au moins 80% des français ne comprennent pas vraiment ce que c'est, et crient au diable.

Dans un monde en perpétuel mouvement, je suis triste de voir ce pays que j'aime par dessus tout ne pas se prendre en main.


Commentaire n°16 posté par Rémy Bigot le 03/04/2010 à 04h35
Pierre, vous n'avez pas compris que la démagogie est consubstantielle à la politique. Il n'y a guère que nous, les libertarien(ne)s, qui disons cela. La seule politique admissible est celle qui respecte le droit de chacun, à commencer par le droit de propriété, et donc le droit de ne pas être volé par l'Etat.
Commentaire n°17 posté par Laure le 05/04/2010 à 05h59
Tenez bon, Monsieur le Président. Cette réforme, le bouclier fiscal, s'écrira dans le manuel de l'histoire de France. Et l'Histoire dira que vous êtes le plus grand président réformateur. Nous espérons que la Taxe Carbone sera mise ne place un jour, cette taxe, comme vous l'avez dit vous même, était comparable à l'abolition de la peine capitale. Les français mesureront l'importance de vos réformes.
Commentaire n°18 posté par bois bandé le 05/04/2010 à 11h45
Monsieur Pierre Chappaz,

Je n'éprouve aucune tristesse de quelques sortes pour vous qui êtes à l'abri du besoin.
Il ne faut pas oublier que les impôts aussi forts soient ils pour les plus riches n'ont jamais nettoyés un individu de toute sa fortune.
Quand bien même vous donneriez 80% de vos revenus à l'état que vous n'auriez toujours pas le niveau de vie du français moyen.

Quand à la barrière psychologique du 50% de revenu à l'abri, c'est ça la démagogie car ce fameux 50% ne repose sur rien, il est sans fondement comptable, uniquement psychologique.
Après ce qu'on fait avec les impôts c'est autre chose...
Pour répondre à ceux qui se disent libertarien, je leur conseille la lecture de l'économiste Keynes et aussi de sortir de l'idéologie, chose malsaine dès lors que l'on parle de gestion.
Commentaire n°19 posté par William le 06/04/2010 à 11h10
Bonjour William,
si je suis votre raisonnement, toute personne qui aurait réussi dans la vie devrait être ponctionner jusqu'à atteindre le SMIC?

De toute façon, ce n'est pas en "dépouillant" les 50 000 français les plus riches qu'on va changer les choses.

Commentaire n°20 posté par Rémy Bigot le 06/04/2010 à 12h55
Bonjour,

Le commentaire de William exprime exactement le mouvement de pensée profondément stupide d'une partie des français :

Au lieu de tout faire pour monter le niveau de vie général il faut ponctionner l'argent des riches pour descendre tout le monde au niveau de pauvreté comme ca c'est égalitaire.

Alors pour ceux qui ont encore au minimum 20 ans de retard, toutes personnes aisées ou non, entreprises, etc.. peut partir en moins d'une année ! c'est une évidence.

Il n'y a qu'en France que les gens croient encore qu'il faut "lutter" contre la mondialisation ... pour votre info, la mondialisation c'est une réalité depuis environs 20 ans.
Revenez sur terre, à force de prendre des RTT, ca ramollie le cerveau.

Le problème c'est que la France n'est pas socialiste mais à la frontière du communisme.

Il faut déjà à la base :
1 - supprimer l'emploie à vie des fonctionnaires
2 - reformer profondément l'enseignement pour arrêter ces sectes des diplômes qui crée une élite de pacotille et qui trace le destin des gens entre 10 et 25 ans en fonction de leur diplômes et non de leur connaissances ou experience pro
3 - reformer en profondeur la fiscalité (faire payer un impôt directe à tous les français même si ce n'est qu'1 euros, mettre en place une limite de prélèvement maximum, supprimer l'impôt sur les successions, etc..)
4 - demander de fournir à travail collectif pour toutes aides financière dans la limite du raisonnable et en fonction des conditions individuelles
5 - sanctionner lourdement toutes infractions à la loi pendant les grèves des pseudo "syndicaliste" de gauche (les "leaders" syndicaux en France ayant pris en otage le syndicalisme qui lui est respectable puisqu'ils ne sont pas les défenseurs des travailleurs mais des privilèges des fonctionnaires et donc d'une classe de privilégiés). Arrêter de confondre grève et blocage. (l'impact économique est énorme de ses pseudos grèves pour un oui ou pour un non)
6 - revenir au 39 heures, réduire la retraite par répartition au minimum vital au profit d'une retraite par capitalisation avec déduction fiscale

Le problème c'est que en France c'est la course au populisme de base et à l'électoralisme, c'est à celui qui dira la plus grosse bêtise.
Et comme c'est la course à la plus grosses bêtise, elles sont répétées en boucle sur les médias par tel ou tel de tous les partie politique.
A force de répéter ces stupidités, les gens y croient et au final même ceux qui savait que c'était une bêtise finissent par y croire.

Bon courage ..

Commentaire n°21 posté par Laurent le 16/04/2010 à 08h52

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