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Voici les sites qui parlent de Lagardère satisfait de son activité Internet malgré de lourdes pertes? :

Commentaires

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Ulrich GENISSON

Le manque de vision étant bien la gangrène de notre entreprenariat français... c'est bien dommage je trouve, de se mettre en position de rachat a prix d'or d'un arbre, alors que c'est tellement plus satisfaisant et rémunérateur sur le long terme de planter des graines et de regarder celles qui vont pousser.... Tout ça est lié je pense a un climat économique comme vous l'avez déjà dit, qui influx directement sur la "mentalité" du peuple et donc de sa classe entrepreneuriale .... C'est très dommage....

Fleur

Assez d'accord pour dire que la vision manque de clarté. Les stratégies se suivent... et se ressemblent ! Je viens d'essayer de lister les différents modèles (http://fleurto.wordpress.com/2010/03/12/presse-web-les-strategies-payantes) et vois avec effroi que les Groupes de presse reproduisent les mêmes erreurs sur le mobile, sans apprendre des erreurs du Web :)

Nico Bour

Ça me rappele étonnement ce qui se passe avec le plus grand média en Espagne qui est le Grupo Planeta (7e groupe média mondial je crois). Aucune vision, rachat de plusieurs entreprises web et aucune vision a court,moyen et long terme. Chaque fois qu'il y a una crash internet, ils ferment tout. Donc, depuis l'Espagne je vous confirme que Lagardère ne sont pas les seuls ce qui en aucun cas est une excuse. Mais quel grand groupe média mondial offline a su passer avec succes au online?

Ulrich GENISSON

Le passage du papier a l'électronique dans la presse. Voila un dossier extrêmement mega intéressant ! Il y a tellement de choses a faire, alors que tout le monde garde des œillères !! c'est pathétique de voir qu'il va se passer dans l'édition (journaux ou livres) exactement ce qui s'est passé dans la musique. Toute l'industrie a dit, que c'était un "non problème" ensuite ils ont bourré les fichiers de DRM, puis piratage de masse, puis on retire les DRM, mais on ne rattrapera pas 10 ans d'habitude de gratuité! finalement le model économique s'est imposé de lui même... Alors pour l'édition le salut viendra je pense d'un Steve Job, d'un google peut être (j'ai des doutes) d'un Amazon (j'ai des doutes aussi), mais plus probablement d'un petit génie non européen :) le gutenberg du 21e siècle ne sera pas de ce continent renfermé... qui ne pense qu'a préserver ses petits intérêts sans vision et sans prise de risque en abandonnant la croissance en devenir à d'autres plus entreprenant... bon j'arrête la sinon je vais démoraliser la salle :)

Pierre Col - Kizz TV

Pierre, je trouve que tu es un peu injuste car tu imagines bien l'inertie de ces grands groupes, forcément peu agiles...

Chez Lagardère les choses bougent vraiment, et je citerai 3 exemples :
- mon copain Jérôme Perani a fait en sorte qu'en quelques mois toutes les marques de Lagardère aient un site Internet mobile, une appli iPhone (et je crois bientôt aussi Androïd) etc : résultat, présenté au Mobile2.0 cette semaine, déjà 100 millions de pages vues via les mobiles !
- de nouvelles marques se créent, comme par exemple le site Numerimatch qui reprend astucieusement les codes de la marque emblématique Paris-Match pour de l'info high-tech
- la chaîne Gulli, de Lagardère Active, a signé un deal avec nous Kizz TV pour que nous puissions proposer des vidéos en complément des jeux éducatifs, avec un business modèle original par rapport à la VOD classique, et en évitant les Minimum Garantis qui auraient trop pénalisés la petite start-up fragile qu'est encore Kizz TV. Voir pour le détail : http://test.kizz.tv/nos-communiques.html#c1

Tout ceci s'est mis en place en 2009 voire début 2010, et produira ses premiers fruits, y compris dans le compte de résultats de Lagardère Active,

dès cette année...

Pierre Col - Kizz TV

Euh dans le message précédent il y a une erreur, il faudrait remplacer
http://test.kizz.tv/nos-communiques.html#c1
par
http://www.kizz.tv/nos-communiques.html#c1

pierre

> Pierre Col: ravi d'apprendre que sur mobile ça bouge. Et qu'il y a quelques intitiatives intéressantes. Mais ...

Mais en continuant à privilégier le papier au web en ce qui concerne beaucoup de contenus, le groupe s'interdit de réussir sur Internet.

Cet échec n'est pas une exclusivité de Lagardère, Nico a raison de poser la question: quel grand groupe média mondial offline a su passer avec succes au online? Certains s'en sortent mieux (Groupe Figaro, Schibsted l'éditeur de 20 minutes, ...), mais de manière générale la révolution culturelle n'avance guère dans les groupes de presse.

C'est ainsi que Arnaud Lagardère peut déclarer avec aplomb que le numérique est un sujet de satisfaction, malgré une croissance très faible et des pertes importantes.

Ndeve

Avec entre autre le lancement de la marque Be (magazine, mobile et site web) Lagardère compte certainement se rattraper sur internet.

Déjà plus de 400 000 vu en un mois sur Be.com le premier mois de lancement...

Pascal Rossini

Ce n’est pas une présence sur Internet/mobile ou des acquisitions de société de services qui vont améliorer la transition inéluctable des groupes médias et publicitaires vers l’ère conversationnelle et consumacteur.

Il faut repenser les business model et oublier les réflexes du passé. Le groupe Lagardère n’est pas le seul à être enlisé dans un marécage stratégique et opérationnel. Publicis et en général tous les groupes publicitaires continuent de baser leur business model sur les services et l’audience. C’est une stratégie dangereuse qui peut encore tenir quelques années jusqu’à l’arrivée des nouveaux managers qui prendront la place des dirigeants actuels.

Ceux qui ont grandi avec l’internet, le search et les réseaux sociaux vont investir leurs budgets sur le marketing participatif et intentionnel, sur la géolocalisation et encore bien d’autres vecteurs de communications qui restent à inventer, remettant en cause l’utilité des agences.

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