Cherchez dans l'actu !

Ma Photo
Blog powered by TypePad

« Deux nouveaux widgets malins pour les blogueurs | Accueil | La république des taxes et de l'assistanat »

Presse = sidérurgie 2.0 ?

Aux Etats généraux de la Presse, Sarkozy, dans le rôle qu'il affectionne de grand distributeur de subsides aux assistés de tout poil, avait annoncé la distribution de 60 millions d'euros sur 3 ans à la presse en ligne, et 600 millions supplémentaires pour la presse papier.

Les blogueurs ont fortement réagi en apprenant les montants distribués aux nouveaux sites d'info créés par d'anciens journalistes de la presse traditionnelle (Libe, Le Monde): 249.000 euros la première année pour Rue89, 200.000 euros pour Mediapart, 199.000 euros pour Slate, etc. Evidemment les blogueurs, amateurs ou professionnels, ne toucheront rien, ce qui suscite la colère de l'écrivain-entrepreneur Thierry Crouzet (lire "l'Etat spolie les blogueurs").

Mais si les blogueurs ne sont pas contents, ce n'est pas tellement parce que l'argent leur passe sous le nez, c'est parce que, comme le dit Vogelsong sur Piratages dans un billet au titre évocateur de "clonage et mise sous respiration artificielle de la presse web": "C’est un modèle de presse croupion que le gouvernement entend pérenniser, sur le web". 

Narvic, un journaliste-blogueur, explique dans son article "subventions à la presse en ligne, une trahison pour un plat de lentilles" : "Les journalistes du web m’ont semblé, un moment, prêts à sauter le pas pour réinventer leur métier qui se meurt. (...) ils viennent de faire un grand pas en arrière."

Mais les vrais réinventeurs du métier d'information, est-ce que ce ne sont pas les blogueurs plutôt que les journalistes transférés du papier au web? Passionnés, beaucoup de blogueurs écrivent sans être payés et ne demandent rien. Entrepreneurs, d'autres se débrouillent pour vivre, de mieux en mieux, de leur activité. Tous ensemble, ils inventent une nouvelle info en réseau, une nouvelle démocratie, pendant que la presse se drape dans son "professionnalisme".

La presse manipulée?

On lit partout dans les commentaires sur les blogs: "personne ne mord la main qui le nourrit", traduction: en finançant des journaux sous perfusion, Sarkozy en fait des obligés. Ils auront la reconnaissance du ventre.

Personnellement je ne crois pas que le fait de recevoir de l'argent public va empêcher les journalistes d'être critiques à l'égard du pouvoir. L'Humanité, par exemple, qui n'existerait plus depuis belle lurette sans le financement par l'impôt, ne fait pas de cadeau à Sarko. 

Néammoins, en acceptant l'argent du gouvernement, la presse nourrit la suspicion sur son indépendance.

La presse, une puissance corporatiste

Tout de même, si le Président a choisi d'augmenter les aides à la presse dans des proportions aussi considérables, il doit bien y avoir une raison ... et cette raison, je la vois moi du côté du pouvoir d'influence de la corporation journalistique. Pouvoir d'influence, parce que les patrons de presse et les "grands journalistes" font partie du même monde que les politiques. Ils se voient dans les cocktails, sur les plateaux de tv, ils sont à tu et à toi. Et puis, la presse dispose d'un vrai pouvoir de nuisance vis-à-vis du gouvernement. Un peu comme les routiers, ou les conducteurs de trains, mais en pire. Les journalistes ne peuvent pas bloquer les routes pour réclamer du fric, mais ils peuvent faire perdre les élections au parti au pouvoir. Surtout s'ils sont malheureux et déprimés par leurs difficultés économiques...alors vite, qu'on leur donne quelques comprimés de Prozac quelques millions d'euros!

Overdose d'argent public

Frédéric Filloux (20 minutes, Slate) explique sur son blog Mondaynote (en anglais) que le total des aides annuelles à la presse française, incluant tarifs postaux préférentiels et dispositifs fiscaux, s'élève à 1,2 milliard! soit 12% de ses revenus!

Pour Jean-Marie Charon, chercheur au CNRS interviewé par Le Monde, il s'agit de 900 millions au total.

Dans tous les cas c'est énorme. La presse souffre d'overdose.

La Presse = sidérurgie 2.0?

Dvd-image4 A la libération, le gouvernement avait décidé d'aider la presse pour garantir le pluralisme.  60 ans plus tard, gavée d'argent public, la presse française est l'une des plus faibles du monde occidental avec ses tirages squelettiques.

Il y a évidemment un lien de cause à effet: convaincue d'être toujours sauvée par l'Etat, la presse ne se remet pas en cause, n'évolue pas ou peu, rate le virage Internet. Au lieu de se battre pour conquérir de nouveaux lecteurs, de nouveaux revenus, elle se bat pour conquérir des subventions.

Le prétexte de la garantie du pluralisme n'a plus de sens, à l'heure des blogs. De nombreuses "affaires" éclatent désormais sur la blogosphere devenue un 5e pouvoir, plutôt que dans la presse: pour ne citer que des affaires récentes, la controverse Hadopi, la vidéo raciste d'Hortefeux, le souvenir arrangé de Sarko concernant la chute du Mur de Berlin, la candidature à la présidence de l'Epad de son fils, le site web ridicule de Ségolène Royal, ...

Ou va la presse? on se souvient de la déconfiture d'autres secteurs industriels, comme la sidérurgie, qui après avoir consommé des milliards d'argent des contribuables, ont fini par mettre la clé sous la porte. C'est ce qui arrivera tôt ou tard à de nombreux journaux s'ils ne comprennent pas qu'il faut tout changer.

Sur ce sujet, je vous signale le billet de Rubin Sfadj, avocat spécialiste du droit des nouvelles technologies,  "le cercle vicieux des aides à la presse": "Le principe même des aides d'État à la presse est plus que discutable dans une démocratie. Plus la production et le partage de l'information se démocratisent, moins cette anomalie semble justifiée. (...) Comme toutes les aides de ce type, cette rente retarde l'adaptation de la presse française à l'économie de l'information et du lien. C'est un cercle vicieux : la subvention masque le retard économique ; retard qui, générant des déficits, augmente la dépendance à la subvention"

Un modèle économique à reconstruire intégralement ... si c'est possible!

Les entreprises de presse ne pourront pas éternellement se cacher la tête dans le sable. Leur modèle, fondé sur la rareté de l'information, des lecteurs et des annonceurs captifs, est complétement obsolète. 

Les jeunes ne lisent plus de journaux en papier. L'info est gratuite et accessible à tous en temps réel sur Internet, de même que les analyses et les opinions exprimées par des milliers de blogueurs experts.

Le fromage des petites annonces, qui a longtemps enrichi les journaux, a été piqué par eBay et autres Priceminister. Fini le temps des vaches grasses, il ne sera plus question de payer des rédactions pléthoriques et une organisation hiérarchique inadaptée. Les survivants seront ceux qui adopteront les règles du web: responsabilité personnelle, travail en réseau, référencement et achat de trafic optimisés,  partenariat avec les communautés, services associés pour rentabiliser l'info. J'en profite pour vous dire que je ne crois pas au succès des formules payantes que beaucoup de sites d'info adoptent en ce moment, à la suite de Murdoch.

Messieurs les journalistes et patrons de presse: Il est minuit moins cinq!



Ils parlent de cet article (selon Wikio)

Widget backlinks articles par Wikio

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c812853ef0120a79ef53a970b

Voici les sites qui parlent de Presse = sidérurgie 2.0 ? :

Commentaires

Flux You can follow this conversation by subscribing to the comment feed for this post.

Mry

Si je suis assez d'accord sur le fond, je trouve le titre un peu court. Je ne vois pas le lien entre la tôle et l'info... d'un autre coté, les journalistes ont peut être le même destin que les mineurs ?

[Enikao]

@Pierre : très intéressant panorama des réactions et des enjeux, mais si je peux me permettre une nuance, il conviendrait de savoir plus précisément à quoi vont servir ces fameuses subventions.
Si en effet il s'agissait d'investir massivement dans la formation des journalistes (aux usages numériques, au référencement, au blogging, à l'animation de communauté...), la refonte des plateformes et la transition des modèles économiques, l'acquisition de compétences (par exemple... des infographistes réalisant des schémas dynamiques, ou bien le data mining), ces aides auraient un effet intéressant dans la transformation des modes de fonctionnement eux-mêmes.
C'est donc bien la "perfusion" récurrente qui rentrerait dans les budgets de fonctionnement qui est critiquable, plutôt que l'aide de transition.
A ce titre, le choix de Rue89 de procéder à un investissement est plus clair et sans doute plus louable, non ? (voir ce qu'en dit Pierre Haski).

johan hufnagel

Bonjour Pierre,

faudra quand même m'expliquer cette histoire de trahison!! Je vois pas en quoi 200.000 euros de subventions pour des projets vont modifier le modèle économique de la presse française et leur rapport aux lecteurs/blogueurs (et parfois payés sur ces sites), nouvelles formes de diffusion de l'info, partage, rôle salutaire des blogs, etc.

Les journalistes français sont peut-être tous des abrutis, mais il y en a quelques-uns qui connaissent un peu Internet et qui essaient de jouer avec, de faire leur boulot le plus honnêtement possible (et pas que chez les pure players). Et qui sont aussi passionnés que toi, ou d'autres.

Deux trois choses à rappeler donc:

1. Comme l'écrivait Rue89, la question d'accepter ou de refuser cette manne (sic) ne s'est pas posée longtemps à partir du moment où le reste de presse touchait 600M, dont une partie servait à financer leurs dév Internet. L'enveloppe de 20M est aussi ouverte aux sites d'infos issus des médias tradis. La position de la plupart d'entre nous était donc de refuser une distorsion de concurrence. Avec 200.000 euros — et c'est encore à confirmer, on ne va pas aller loin.

2. La rengaine de la corruption des grands patrons de presse, etc. Faut passer à autre chose. Perso, je n'ai pas d'amis hommes ou femmes politiques. Ou grands patrons. Je fais mon job.

3. Sur le modèle: je n'aime pas plus que toi l'idée de subventions. Surtout quand elles n'ont pas de contrepartie. (Mais elles existent ailleurs que dans la presse, ne l'oublions pas, et pas uniquement dans l'industrie lourde.) Je ne suis pas sûr que le diagnostic «la subvention masque le retard économique ; retard qui, générant des déficits, augmente la dépendance à la subvention» valable pour la presse papier soit adaptable à la presse Web, qui a largement effectué sa mutation.

Le problème du modèle que tu décris, c'est un retard général de la presse française, une qualité assez faible. Je vais pas en rajouter, tout le monde peut faire son diagnostic saignant. La plupart des pure players essaient de créer un truc, que ce soit Rue, MP, @si et bcp d'autres y compris dans la presse tradi (avec à peu près la même philosophie d'ouverture aux lecteurs, blogueurs, etc), avec peu de moyens parce qu'il n'y a pas grand monde prêt à financer en France: où sont les politico et HuffPo français? Répondons à cette question de la frilosité des investisseurs et aussi des publicitaires (comparons le CPM en France et dans d'autres pays) et on aura fait un grand pas.

je veux bien essayer d'établir un modèle économique — si je trouve, je ferai signe à tout le monde ;) — mais je veux bien le faire avec une concurrence libre et non faussée. Et franchement, à 200000 euros, c'est David contre Goliath.

Bien à toi.

Nicolas

Intéressant sujet, mais de quelle presse parle-t-on?

Qd tu évoques "les nombreuses affaires éclatent sur la blogosphere [...] la vidéo raciste d'Hortefeux, le souvenir arrangé de Sarko concernant la chute du Mur de Berlin" => peu d'analyse dans ces cas-là, plus le pouvoir enorme du web à mettre en surface des sujets assez anecdotiques et vite oubliés. Certes, le débat autour d'Hadopi a montré la valeur ajoutée que les bloggueurs peuvent avoir.

Mais quid du journalisme d'investigation en voie de disparition? Le bloggueur indépendant dans son coin peut avoir des opinions ou faire des analyses pertinentes, mais il n'aura pas les moyens de partir plusieurs semaines à l'étranger pour rapporter un reportage de fond. Pour ce journalisme, la blogosphere n'est pas une réponse pertinente.

La situation française est ce qu'elle est; mais on voit aussi les difficultés du NYT... Tu as raison, la presse doit se réinventer, trouver de nouveaux modèles économiques. Mais ce n'est pas un problème uniquement français.

Nicolas

baptiste

Très bon article de fond. Pour revenir à l'intervention de Nicolas sur le journalisme d'investigation, est-ce qu'on pourrait un jour imaginer des billets rémunérés pour un article d'investigation réalisé par un blogger. Le renouveau des billets sponso ? Le futur modèle d'ebuzzing ;-)

pierre

> Enikao: "C'est donc bien la "perfusion" récurrente qui rentrerait dans les budgets de fonctionnement qui est critiquable, plutôt que l'aide de transition.
A ce titre, le choix de Rue89 de procéder à un investissement est plus clair et sans doute plus louable, non ? (voir ce qu'en dit Pierre Haski)": je suis assez d'accord avec toi. Mais l'an prochain et les années suivantes il va falloir trouver de nouveaux "investissements" ... sans devenir accro à la dose de drogue annuelle, pardon, je voulais dire de subventions.

pierre

> Johan, merci de ton commentaire

Ce n'est pas moi qui ai parlé de "trahison" c'est un mot employé par Narvic. Personnellement je ne suis pas vraiment choqué par les sommes qui vous sont allouées, mais comme tu le sais très bien, il ne s'agit pas pour Slate de 200.000 euros, mais de 200.000 euros en année 1, et les années 2 et 3 sont déja quasiment garanties. On passe vite de l'exceptionnel à l'habituel, l'exemple de la presse tradi le prouve, les subventions qu'elle reçoit ne font que croître et embellir depuis 65 ans!

Je n'ai pas parlé de corruption des patrons de presse, j'ai seulement noté que ces patrons, par exemple ton patron JM Colombani, ont l'habitude de croiser les politiques sur les plateaux tv et dans les cocktails. Ce n'est pas de la corruption, c'est, comment dire, des "relations publiques", ça aide à se faire entendre ...

Sur la question du modèle, oui tu as raison de dire que "La plupart des pure players essaient de créer un truc", j'ai beaucoup de sympathie pour ces tentatives, et je ne peux que déplorer comme toi la frilosité des investisseurs français pour tout ce qui touche à l'info. Cela dit, rentabiliser un site d'info (éditorial ou algorithmique) en France ce n'est pas de la tarte, j'en sais quelque chose. Je crois que l'une des clés est d'associer à l'info, produit d'appel non rentable, des services plus rémunérateurs. Comme le faisaient les journaux papier avec les petites annonces.

pierre

> Nicolas et Baptiste: une vraie question, celle du journalisme d'investigation. Les journaux ne vont plus guère pouvoir se payer le luxe d'envoyer des correspondants dans tous les coins de la planète. D'un autre côté il y a déja sur place beaucoup de gens connectés au Net, des blogueurs par exemple, qui peuvent témoigner de ce qu'ils voient. Vous connaissez peut-être le réseau de France24? regardez cet exemple http://observers.france24.com/fr/content/20100101-chine-livre-iran-vehicules-anti-emeute-police-manifestation-commerce

Fabrice Epeboin

Asked if government should fund journalism, as recommended by a recent study commissioned by the Columbia University Journalism School, Al Gore, a former newspaperman and a frequent critic of the press, said: "I don't think so, I don't think so...I think those who propose government-funding for the support of newspapers are overlooking the essential number of the relationship between the press and the government. And you think about Richard Nixon or George W. Bush. Dick Cheney. The first time some news organization that receives government support decides to be antagonistic toward the government. Whatever source of leverage the person in charge of the government has is a potential danger to the integrity of that news organization."

Je plussoie :-(

Théo

Papier intéressant. Sauf que l'intégrisme de l'info gratuite m'irrite. Parce qu'il ne repose sur rien.
Il y a la télé gratuite et la télé payante. Des sites de services gratuits et des options payantes.
L'information serait-elle de si faible valeur, de si faible utilité publique qu'elle ne doit en aucun cas être monnayée ?
Franchement, si personne ne voulait plus payer pour l'info... pourquoi des revues comme XXI sont de vrais succès en librairie ? Qu'est-ce qui prouve que les férus de diplomatie, de business ou de sports ne seraient pas prêts à payer pour des analyses de haute facture ?

pierre

> Théo: cette question a été examinée dans tous les sens depuis 10 ans par les medias traditionnels, on pourrait presque dire que l'histoire a tranché: ne pourront être payants sur Internet que des contenus de niche à très forte valeur ajoutée, comme l'information financière. Pour l'info générale, elle est "pervasive", elle est partout, ne serait-ce que parce que beaucoup de sites comme Yahoo par exemple diffusent le fil Internet de l'AFP.... si le site de mon journal préféré ne me donne pas gratuitement les infos générales, je les trouverai ailleurs.

Pour ce qui concerne la presse papier, c'est Alain Minc, ancien Président du Conseil de surveillance du Monde, qui déclarait dans l'express en décembre: "S'ils veulent survivre, les grands journaux devront demain s'adresser à une clientèle plus petite et plus exigeante. Et rester l'apanage d'un lectorat diplômé et haut de gamme." CQFD

Gourmet

"elle se bat pour conquérir des subventions. "
Comme toute entreprise un tant soit peu importante. Pour ne citer qu'elle, Renault dispose ainsi d'un département spécialisé dans la traque aux subventions et on peut supposer que Molex, Continental, etc en disposent également.
La chasse aux subventions tout comme le dépôt de brevets à des fins de monétarisation future (à l'issue d'un procès) fait partie de la panoplie de l'entreprise moderne, soit-disant, qui compense ainsi la perte de son savoir-faire (via les licenciements) et donc la disparition de la valeur ajoutée qui lui était propre.
Pourquoi la Presse ferait-elle autrement ?

Pour ma part je reste convaincu que la dégringolade de la Presse date de son accointance avec le monde des affaires, avec l'irruption de la publicité au sein des articles.
presse + publicité = non-presse, non-information.
Des journaux qui n'ont pas voulu à un moment ou à un autre satisfaire cette équation s'en sont mordu les doigts.
Ainsi le nouvel obs, qui, il y a qq années avait pondu un article sur l'Oréal si ma mémoire est bonne. Un article qui n'a visiblement pas plu car le NOBS a été contraint de faire sans la manne publicitaire dudit groupe pendant 1 an.
Résultat, un manque à gagner, non compensé, de 3 millions d'euros.
Ca fait réfléchir sur l'indépendance de la presse non ?

depannage informatique

on parle définitivement de blogs collaboratifs comme par ex sur rue89 mais les revenus ne sont eux apparement pas collaboratifs ! :)

Petru

"Leur modèle, fondé sur la rareté de l'information, des lecteurs et des annonceurs captifs, est complétement obsolète"
Très bon article!

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.