Luxe
Le luxe que je viens de m'offrir devient de plus en plus rare: 15 jours sans Internet et sans mobile.
Je viens de passer ces 15 jours au Japon; non pas à Tokyo mais à Kyoto (merci Thomas pour ton accueil), dans le Japon traditionnel, celui des temples bouddistes et shinto, des pélerins dans les forêts humides, des îles et de l'Art moderne (Naoshima).
Au départ, j'avais constaté que mon Blackberry ne pouvait pas fonctionner au Japon à cause des standards différents...donc plus de téléphone et plus d'Internet mobile non plus. Je n'allais quand même pas louer un téléphone ou un Blackberry là-bas? non, au contraire, une idée a germé dans mon esprit: en profiter pour faire une cure sans.
Sans téléphone et Sans Internet. Il suffisait pour cela d'ignorer superbement les quelques ordis entrevus dans les hotels.
J'ai ainsi suivi une véritable cure de désinto pour le bloggeur/entreprenaute addict que je suis, et j'ai aimé. J'en avais besoin, depuis ma dernière et trop courte balade dans le désert qui remonte à l'automne dernier (là au moins la question de la connection ne se posait pas). Au Japon sans Internet, je n'étais pas distrait par le bavardage incessant du réseau, j'étais plus disponible, plus en contact avec les japonais malgré la barrière de la langue. Ces gens sont accueillants, très accueillants, curieux souvent, polis, très polis, ordonnés, ...le Japon c'est un peu la Suisse de l'Asie (sauf sur la route: les japonais ignorent totalement les limitations de vitesse).
Et le monde a continué de tourner sans drame en mon "absence". Grâce à tous ceux, y compris les collaborateurs de Wikio, qui n'étaient ni débranchés ni en vacances.
Merci à la société de comprendre et d'accepter qu'on puisse encore vouloir se payer de temps en temps ce luxe ultime: être déconnecté. L'ubiquité des réseaux et la pression sociale rendra ce luxe de plus en plus rare à l'avenir...
Mais il sera toujours possible de tourner brusquement le bouton sur Off!
C'est "asusant" d'en arriver là. Il y a 10 ans on n'avait pas besoin de se déconnecter : on l'était à peine (connecté).
Quand je pars en vacances, j'aime aussi ne plus avoir aucun contact avec l'extérieur. Au quotidien j'ai résilié mon abonnement de téléphone portable pour être tranquille.
Bonne continuation ;-)
Rédigé par: Oncle Tom | 03 août 2007 à 08:39
Ce creneau est devenu le fer de lance d'une chaine d'hotel en Israel, VITALIS, on est a vos petits soins mais vous ne trouverez rien de digital, web, GSm, tele, aux alentours c'est interdit le mot d'ordre est de repos....
Rédigé par: Jean carl | 03 août 2007 à 10:49
Marrant, j'étais au Japon en même temps que toi, et même au milieu de Tokyo, j'ai réussi à être déconnecté... Ma belle-mère a encore une maison offline. Et oui, ce genre de petite cure fait du bien à celui qui la prend, mais aussi à ses collègues je pense.
Rédigé par: JFG | 03 août 2007 à 12:02
C'est un peu (un peu seulement) comme la télévision lorsqu'elle s'est installé en masse dans nos foyers (années 50, débuts 60 , ?.. oui je crois que c'est ça).
On découvrait que 3 semaines en vacances sans "télé" s'était ... magique et rigolo.
Et puis finalement c'est rentré dans les moeurs: En vacance nous avons autre chose à faire. Il nous faut nous ressourcer.
Sans télé.
Aujourd'hui : Sans connexion. Ni Internet ni téléphone. Libre.
Une histoire d'époque, une histoire de société, une histoire d'hommes.
La vie.
Rédigé par: Harry | 05 août 2007 à 16:46
Je viens aussi de passer 15 jours déconnecté aussi, dont une sur un voilier en Croatie. Ca fait du bien.
Kyoto est un bon endroit pour être déconnecté et Zen. As tu visité Nara?
Rédigé par: Guillaume | 14 août 2007 à 17:30
oui bien sûr Guillaume, j'ai beaucoup aimé les temps et les biches à Nara...
Rédigé par: pierre chappaz | 27 août 2007 à 00:58
Moi c'est après avoir surfé de manière totalement inatendue et hallucinante sur la vague web 1.0 avec ma société equadis que je me suis totalement déconnecté (natel, email...) pour ne me reconnecter que de manière "utile". Ce gain de temps m'a été salvateur comme prendre un recul dingue sur le flux global de l'info.
Aller plus à l'essentiel et replacer le web comme un utilitaire auquel je consacre un temps donné et hop !
tout de bon
Manu à Carouge
Rédigé par: Emmanuel Hausermann | 03 septembre 2007 à 16:43