vous êtes plutôt twitter...ou vous préfèrez facebook
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Ouriel Ohayon, beaucoup d'entre vous le connaissent depuis qu'il était éditeur de la version française de Techcrunch (qui n'a pas survécu à son départ). Ouriel est un ami, qui me fait l'honneur de m'accompagner au sein de Wikio depuis le début en siègeant à notre conseil d'administration. Il est certainement l'un des meilleurs experts en matière d'innovation que j'aie jamais rencontré!
Justement, si Ouriel a quitté Techcrunch, c'est parce qu'il a été saisi par l'envie d'entreprendre.
Il vient de lancer AppsFire, sur une idée toute simple: il faut faciliter le partage des applications entre les possesseurs d'Iphones. Et d'autres smartphones. En effet, quand on rencontre un propriétaire d'Iphone qui a de super applications, on a tout de suite envie d'en adopter une ou deux. Mais ce n'est pas très pratique, il faut noter le nom de l'appli, aller la chercher sur l'Appstore...
Maintenant avec AppsFire, chacun peut disposer d'une page perso ou s'affichent ses applications (celles qu'il veut montrer). Voici les miennes. Si l'une d'entre elle vous plait, vous êtes dans l'Appstore en un clic.
Et si vous voulez voir les applis que les "VIPs" sélectionnés par Ouriel utilisent, c'est ici.
Les premiers investisseurs d'Ouriel sont Marc Simoncini (meetic), Xavier Niel (Iliad/Free), Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privee ), et Jean-David Blanc (Allocine.com). Pourquoi je n'y suis pas? zut, j'ai été un peu lent sur ce coup-là!
Suite à la décision récente de la cour de cassation très controversée concernant Tiscali, je publie ci-dessous un commentaire de Ségolène Rouillé-Mirza, Avocate à la Cour.
L’arrêt de la Cour de cassation du 14 janvier 2010 : heureusement pour le Web 2.0, aujourd’hui la LCEN existe !
Le 14 janvier 2010, la première chambre civile de la Cour de cassation
a rendu un arrêt qui pourrait ébranler les hébergeurs de contenus sur
internet tant il semble remettre en cause la sécurité juridique dont
ils bénéficiaient jusqu’à présent grâce à la loi pour la confiance dans
l’économie numérique du 21 juin 2004 (LCEN).
La
Cour de cassation s’est en effet prononcée sur la responsabilité de la
Société Tiscali pour avoir hébergé en 2002 la page personnelle d’un
internaute qui y avait publié des bandes dessinées sans autorisation de
leurs auteurs.
La
Cour de cassation a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 7
juin 2006 en reconnaissant la responsabilité de l’hébergeur aux motifs
que « la Société Tiscali a offert à l’internaute de créer ses
pages personnelles à partir de son site et proposé aux annonceurs de
mettre en place, directement sur ces pages, des espaces publicitaires
payants dont elle assurait la gestion ».
Elle
en conclut que le fait d’avoir utilisé une partie de l’espace de la
page personnelle en cause pour y mettre en ligne des annonces
publicitaires et en tirer des bénéfices permettait de la qualifier
d’éditeur de la page personnelle et non plus d’hébergeur.
Une telle appréciation est étonnante à plus d’un titre.
La
loi prévoit explicitement que la qualification d’hébergeur peut être
attribuée à un acteur d’internet que celui-ci fournisse ses prestations
d’hébergement à titre gratuit ou onéreux.
Le
fait de gagner de l’argent en hébergeant le contenu d’un tiers est donc
totalement étranger à la qualification d’éditeur ou d’hébergeur sur
internet.
En
outre, d’une manière générale, ce qui est sanctionné en droit est
d’être responsable d’un acte illicite, peu importe que le responsable
en tire des bénéfices.
La
vraie question qui se pose sur internet est donc de savoir si un acteur
de l’internet est responsable ou non d’un acte illicite.
La
loi répond précisément à cette question en indiquant aujourd’hui dans
la LCEN (Article 6-I-2) qu’un hébergeur est responsable uniquement s’il
avait connaissance du caractère illicite du contenu qu’il héberge ou si
dès le moment où il en a eu connaissance il a agit promptement pour le
retirer ou en rendre l’accès impossible.
L’arrêt
rendu en début d’année 2010 par la Cour de cassation est cependant
fondée sur l’ancêtre de l’article 6-I-2 de la LCEN : l’article 43-8 de
la loi du 30 septembre 1986 modifié par la loi n°2000-719 du 1 er août 2000.
Cet
article impose quasiment la même responsabilité aux hébergeurs de
l’époque : ils n’étaient responsables du contenu hébergé que si, ayant
été saisis par une autorité judiciaire, ils n’avaient pas agi
promptement pour empêcher l’accès à ce contenu.
La
Cour de cassation ne se prononce pourtant pas sur le point de savoir si
la Société Tiscali avait été saisie par une autorité judiciaire du
caractère illicite de la page personnelle hébergée et si dans un tel
cas elle en avait empêché l’accès.
La Cour de cassation s’arrête au premier point de l’analyse : la Société Tiscali était-elle un hébergeur ?
La
réponse nous semble aujourd’hui évidente puisque la Société Tiscali
hébergeait une page personnelle sur laquelle un internaute tiers
mettait du contenu en ligne. Ce n’était donc pas elle qui était
l’auteur, ni n’avait le contrôle du contenu mis en ligne : elle n’en
était pas éditeur.
Oui mais voilà, cette analyse nous la faisons au jour d’aujourd’hui, à l’heure du Web 2.0.
Or, la Cour de cassation a jugé cette affaire en se plaçant à la date des faits, à savoir en 2002.
Elle indique d’ailleurs : « les services fournis excédaient les simples fonctions techniques de stockage, visées par l’article 43-8 de la loi du 30 septembre 1986 dans sa rédaction issue de la loi du 1er août 2000 applicable aux faits dénoncés [1] ».
A cette date en effet, la loi de 2000 définissait les hébergeurs comme étant « les personnes physiques ou morales qui assurent à titre gratuit ou onéreux le stockage direct et permanent [2] pour mise à disposition du public (…) [du contenu hébergé] ».
Or la LCEN définit aujourd’hui les hébergeurs comme étant : « Les
personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour
mise à disposition du public par des services de communication au
public en ligne, le stockage [3] (…) [du contenu qu’ils hébergent] ».
Les termes « direct et permanent » ont disparu entre les deux versions.
Pourquoi le législateur en 2004 a-t-il supprimé ces termes « direct et permanent » de la définition de l’hébergeur ? Justement pour faire entrer dans cette définition les hébergeurs qui ne sont pas de simples hébergeurs techniques comme les hébergeurs de forums de discussion par exemple.
Il ne viendrait en effet à l’idée de personne de considérer l’hébergeur d’un forum de discussion responsable d’un message illicite mis en ligne par un internaute, sans qu’il le sache et sans qu’il en soit informé pour le retirer.
C’est bien pour prendre en compte l’évolution des techniques et du web que le législateur en 2004 a adapté la rédaction de la loi pour englober les nouveaux hébergeurs de contenus sur internet et leur offrir à eux aussi un régime de responsabilité limitée qui seul, peut leur assurer la sécurité juridique nécessaire à leur survie économique.
Bien que cet arrêt de la Cour de cassation puisse légitimement effrayer les hébergeurs du web 2.0, il faut donc raison garder et espérer que cet arrêt est le point final d’un monde juridique dépassé qui a justement montré ses limites.
Il
doit même être interprété comme la confirmation de ce que la
modification de la loi en 2004 était une nécessité absolue pour assurer
une sécurité juridique aux hébergeurs de contenus sur internet.
Ségolène Rouillé-Mirza
Avocate à la Cour
[1] Souligné par nous.
[2] Souligné par nous.[3] Souligné par nous.
Les valeurs, ça compte
Bien que je ne sois pas issu du milieu du libre auquel appartiennent la plupart des animateurs de l'association La Quadrature du Net, je me sens profondément en phase avec leurs valeurs, notamment: la défense des libertés des citoyens sur le Net, et la défense de la neutralité du Net, que les opérateurs de telecom ont tendance à remettre en cause en France comme ailleurs.
La Quadrature du Net s'est fait connaître dans la lutte contre Hadopi. En ce moment, l'association effectue un remarquable travail d'information concernant le projet de loi de filtrage des contenus Internet Loppsi, actuellement discuté au parlement. Première victoire: les parlementaires ont - semble-t-il - compris que l'intervention d'un juge était indispensable, pour valider la liste de sites pédopornographiques que les pouvoirs publics souhaiteraient faire bloquer par les fournisseurs d'accès. Mais la vigilance reste de mise.
L'association s'efforce aussi de jeter un peu de lumière sur le projet d'accord international ACTA sur les "infractions à la propriété intellectuelle" négocié secrètement entre les gouvernements.
Je suis souvent bluffé par la qualité des argumentaires constitués par La Quadrature du Net.
Appel à l'aide
L'un des responsables de La Quadrature Benjamin Bayart a lancé un appel à l'aide il y a une quinzaine de jours sur son blog, car l'association qui ne vit que de dons n'arrive pas à boucler son budget, et donc à payer ses 3 salariés dont 2 à mi-temps. L'appel a été largement relayé par la blogosphere, qui s'est mobilisée. Les dons ont déja dépassé 60.000 euros. Encore un effort et le montant minimum de 70.000 euros nécessaire pour payer les salaires à court terme sera atteint.
La Quadrature du Net mérite encore mieux. L'association a besoin de notre soutien durable, pas seulement pour cette année, mais aussi pour l'an prochain (l'exercice de l'association va d'Octobre à Septembre).
J'ai donc réfléchi à prendre une initiative, en accord avec mes convictions et en accord avec les responsables de la Quadrature. Voici ce que nous avons décidé avec Benjamin Bayart et Jeremie Zimmermann.
Pour chaque don à la Quadrature effectué par un particulier à partir d'aujourd'hui, je rajoute 10%!
Cela signifie que si vous versez 10 euros, je rajoute un euro, si vous versez 100 euros, j'ajoute 10, si vous avez les moyens et que vous donnez 1000, je donne 100.
On commence tout de suite, dés la fin du mois de février je verserai à l'association 10% du total des dons du mois. Et ainsi de suite chaque mois.
Mon aide vaudra pour cette année mais aussi pour le prochain exercice, jusqu'à un total de 20.000 euros maximum, qui sera atteint si les dons atteignent 200.000 euros.
Il faut donner à La Quadrature du Net les moyens pour défendre nos libertés sur Internet.
C'est le moment, si vous ne l'avez pas encore fait: donnez pour La Quadrature du Net!
Il est décidemment difficile de comprendre la loi dans ce pays, nous naviguons en pleine insécurité juridique.
C'est délirant et décourageant.
Voila ce qui se passe:
Tout d'abord, vous serez d'accord avec moi, pour que l'Internet puisse fonctionner, il faut impérativement distinguer les gens qui produisent des contenus (éditeurs), de ceux qui les distribuent (hébergeurs). Pour une raison simple: si toutes les fois qu'un citoyen publie un contenu illégal, c'est non seulement lui qui est attaquable mais aussi les services qui distribuent ce contenu (plateformes de blogs, forums, facebook, google, wikio ...), ces services ne peuvent plus exister. Sauf à mettre en place une censure massive.
L'internet chinois serait un havre de démocratie par rapport à ça.
La loi de confiance dans l'économie numérique de 2004 (transposant la Directive Européenne du 8 juin 2000 dite « commerce électronique ») était censée éviter ce scenario délirant, en distinguant clairement les deux rôles d'éditeur et d'hébergeur. Ce dernier bénéficie d'un régime de responsabilité limitée, en pratique il n'est pas tenu responsable des contenus litigieux s'il les enlève rapidement suite à une demande.
Mais voila. Voila que la cour de cassation, la plus haute instance juridique de notre beau pays, vient de condamner Tiscali qui hébergeait un site perso diffusant sans autorisation des bandes dessinées protégées par le droit d'auteur. La procédure a duré 8 ans, pour ceux qui ne connaissent pas Tiscali, et ne savent pas ce qu'était un site perso, c'était l'ancêtre des blogs et donc vous pouvez remplacer Tiscali par Overblog, Canalblog ou Hautetfort pour bien comprendre de quoi il s'agit.
Le motif de la condamnation? La cour a considéré que parce qu'il affichait des publicités sur les pages incriminées, Tiscali perdait sa qualité d'hébergeur, et devait être considéré comme éditeur, c'est-à-dire responsable du contenu!
Pour traduire en des termes d'aujourd'hui: une plateforme de blogs gratuite financée par la pub serait responsable pénalement de tout ce que publient les blogueurs!
Au fait, savez-vous qui est le conseiller en charge des questions de propriété littéraire et artistique de la cour de cassation? Marie-Françoise Marais, la présidente de la HADOPI. On croit rêver ... mais c'est plutôt d'un cauchemar qu'il s'agit. Le fan club des hadopistes n'a rien appris et rien compris.
Je ne suis pas juriste, mais j'ai lu quelque part que bien que rendue sous l’empire de l’ancienne législation (l’ancien article 43-8 de la loi du 30 septembre 1986) cette décision est probablement transposable à la loi nouvelle dont les articles 6.1.2 et 6.1.3 sont rédigés apparemment dans des termes similaires.
Alors pour nous les netentrepreneurs cela signifie quoi? que devons-nous faire? Arrêter les services de publication gratuite ou en tout cas enlever les pubs des pages correspondantes? Faire signer un contrat en béton à tous ceux qui veulent publier quelque chose pour nous dégager de toute responsabilité? Recruter une armée de modérateurs pour tout relire et censurer tout ce qui est potentiellement illégal? les juristes qui ont réagi à la décision ont tous un avis différent, nous nageons en pleine insécurité juridique.exceptionnel ... phénoménal ... somptueux ... incroyable ... (humor)
Trouver la voie! vus les tarifs déments proposés par les sociétés de traduction pour notre initiative "Blogueurs européens", entre 15 et 30 euros pour traduire un billet en une seule langue, je me demande si nous n'allons pas devoir monter un réseau de traducteurs ?
On tombe parfois sur de bons articles dans le journal d'hier, enfin je veux dire dans le journal papier qu'on reçoit toujours le lendemain.
Ce matin donc, je suis tombé sur deux articles très intéressants dans Le Figaro, l'un sur une expo Van Gogh à Londres qui m'a donné envie d'affronter le froid et la pluie pour aller la voir, l'autre sur l'identité nationale, signé par Claude Allègre et Denis Jeambar qui dirige L'Express (coincidence, rien à voir avec le tweetclash d'hier).
Dans ce dernier papier, intitulé "il n'y a pas de Français de souche", Allègre et Jeambar exposent leur point de vue, plutôt intéressant et nuancé, sur le système de valeurs qui sert de ciment à notre pays. Je ne suis pas d'accord avec toutes leurs idées, mais j'apprécie la lecture.
Mais voilà: dés la fin de la première colonne, les deux compères en viennent à la liberté d'expression, qui serait selon eux prise dans une tenaille qui la menace, entre Internet d'un côté, et les sondages de l'autre.
Leurs mots pour parler d'Internet sont typiques de cette pensée unique qui régne parmi nos "élites":
"Internet, espace nouveau de liberté, est aussi un territoire non-contrôlé sur lequel sont violées toutes les lois de protection des individus élaborées au fil des siècles".
Carrément!
On comprend mieux pourquoi la loi de filtrage de l'Internet Loppsi arrive à l'assemblée dans un relatif consensus des politiques et des medias anciens. Les cowboys de la pensée unique veulent rétablir l'ordre dans le territoire.
Les blogueurs américains sont plutôt déçus. Ils ne sont pas emballés par le nom, Ipad signifie un truc du genre Tampax en américain. Ils sont déçus aussi parce que ce n'est pas un téléphone, il n'a pas de caméra pour chatter sur Skype (ça je parie que ça arrive avec une prochaine version), et pourtant ... je ne suis pas déçu, j'en veux un!
Je pense que c'est un super gadget pour lire des livres ou des articles, surfer sur le Net, regarder des photos ou des videos, et remplacer avantageusement un laptop. Le mot-clé me semble être: simplicité. Une simplicité qui pourrait bien être révolutionnaire.
Je viens de vivre mon premier tweetclash, avec Eric Mettout rédacteur en chef de l'Express.fr. On s'échauffe vite sur twitter, on est obligé de simplifier les arguments à l'extrème en 140 caractères, et le débat ne concerne pas que deux personnes, car ces personnes en même temps discutent avec d'autres. Pas facile à suivre donc, et je me dis qu'on petit billet permettra peut-être de nourrir la discussion.
Eric Mettout, donc, écrit hier soir un article sur son blog "La Loppsi, est-ce un sujet obligatoire?" pour répondre aux critiques de ce qu'il appelle la Blogobulga. Les blogueurs et les tweeteurs reprochent à l'Express de passer sous silence la polémique autour de la loi de sécurité et de filtrage d'Internet Loppsi, qui arrive aux parlement ces jours-ci.
Comme Eric Mettout le fait remarquer d'entrée, l'Express n'est pas seul à faire l'impasse, c'est le cas de quasiment toute la presse française.
Ensuite, dit-il, "si L'Express, et la quasi-totalité de la presse française, se sentent aussi peu concernés, c'est parce que c'est un sujet de geeks".
Il n'a pas écrit "parce que c'est un sujet compliqué", mais "parce que c'est un sujet de geeks" ... je me suis demandé ce qu'il voulait dire par là. La liberté des internautes, un sujet de geeks?
Hadopi, un sujet de geeks?
Mais là ou j'ai compris le fond de sa pensée, c'est quand il écrit: "On a discuté quelquefois, en conférence de rédaction, de l'opportunité d'un papier fouillé sur Hadopi, au moment où ça chauffait sous l'hémicycle."
Eh oui, rappelez-vous, l'Express et "la quasi-totalité de la presse française" ont passé sous silence l'énorme polémique autour de la loi liberticide Hadopi jusqu'au dernier moment, quand il n'était plus possible d'ignorer la révolte des internautes et la censure du conseil constitutionnel. Pour Mettout, Hadopi ce n'était pas un sujet de société, un sujet touchant aux libertés individuelles. Il s'agissait juste d'un "sujet de geeks"...
Il est bien loin le temps ou L'Express était un magazine à la pointe des combats de société.
Qu'est-ce qui a changé? pourquoi un magazine qui était à la pointe de l'évolution de la société quand il a été créé est-il devenu un organe de la pensée unique?
C'est sans doute une question de culture, et aussi, simplement, de génération: beaucoup de journalistes ont appris leur métier avant Internet, ils ont tendance à considèrer Internet comme une jungle qu'il faut mettre sous contrôle, d'autant plus qu'une "blogobulga" suspecte fait mine de les concurrencer.
Ils ne comprennent pas bien le nouveau monde, pour eux c'est "un monde de geeks". Mais déja ils sont de plus en plus nombreux comme Eric à avoir un blog, à twitter, à frayer avec les blogueurs ... alors ne désespèrons pas, ça va peut-être changer!
...
Quelques tweets illustrant le débat:
pierrechappaz: Après n'avoir rien écrit sur Hadopi, L'Express se tait sur Loppsi, et le rédac chef trouve ça normal : http://wik.io/88t5
Mettout: @pierrechappaz mal lu: j'ai dit que je trouvais ça normal? J'explique. Et cherche sur lexpress.fr: y'a.
pierrechappaz @Mettout citation: "On a discuté quelquefois, en conférence de rédaction, de l'opportunité d'un papier fouillé sur Hadopi" cqfd
Mettout @pierrechappaz Et ça démontre quoi? Qu'on discute de sujets possibles et qu'on en rejette 99 sur 100. Vie d'une rédaction.
pierrechappaz @Mettout certes, mais ne soyez pas surpris si les jeunes ne lisent plus votre magazine qui les ignore #hadopi
Mettout @pierrechappaz Les "jeunes"?!? Ils s'en foutent, les jeunes, d'Hadopi! Hadopi, c'est un sujet de geeks, pas un sujet de "jeunes".
Là, Jacques Rosselin (Courrier International, Vendredi) s'en mêle: rosselin @pierrechappaz Les jeunes ont arrêté de lire l'Express et les journaux bien avant hadopi
pierrechappaz @Mettout Les "jeunes" se foutent d'Hadopi??? dans quel monde vivez-vous? qui télécharge d'après vous, les papys?
Là, se greffe un débat avec chrism pour qui le téléchargement est souvent une affaire de famille
etc etc
Un petit dernier pour la route:
pierrechappaz @chrism
c'est vrai aussi. Ces bons pères de famille qui lisent encore des
journaux papier ont du se demander pourquoi ce silence sur hadopi
Je suis trop content de vous dire que Sadek Chekroun et Christophe Odin, deux de mes partenaires de l'aventure Kelkoo, rejoignent Wikio.
Sadek, qui a été DG de Kelkoo France puis CEO de Kelkoo après mon départ, va prendre la direction de Wikio Shopping. Christophe, surnommé le "développeur marketing", co-fondateur de Kelkoo avec moi en 1999, arrive avec plein de nouvelles idées pour développer davantage le service.
Kel plaisir de bosser avec des amis talentueux!
Construire un groupe de communication européen centré sur les blogs et les médias sociaux, ce n'est pas une mince affaire. Après la fusion de Wikio et Ebuzzing, nous sommes une cinquantaine de personnes aujourd'hui en France et dans divers pays d'Europe, et nous avons besoin de renfort! Nous avons besoin de compétences techniques, commerciales, éditoriales et marketing.
Développeurs, commerciaux, éditeurs, modérateurs et même traducteurs, chef de projet, si vous êtes passionnés par la révolution des nouvelles formes de communication sur Internet, si vous avec envie de travailler dans une startup solide en très forte croissance, au sein d'une équipe archi-motivée: c'est le moment, rejoignez-nous!
Nous offrons les postes suivants, basés à Paris ou bien en télétravail ailleurs en France et en Europe:
- développeurs PHP, Javascript
- responsable de clientèle et directeur de clientèle international
- chef de projet/community manager
- reponsable marketing/monétisation
- éditeurs/modérateurs avec langue de travail anglais, allemand, espagnol, italien, français
Nous proposons aussi des stages pour les jeunes qui veulent faire une première expérience dans une startup!
Les offres sont publiées pour partie sur le blog de Wikio et pour partie sur celui d'Ebuzzing.
Jeudi dernier en tombant sur ce billet Les 50 blogs Entrepreneurs- Wikio- Janvier 2010. A quand une traduction des contenus? je me suis arrêté net dans ma navigation matinale. Traduire les contenus des meilleurs blogs, et les diffuser à l'étranger grâce aux sites Wikio. Pourquoi pas? N'est-ce pas une idée simple, lumineuse?
Les blogueurs produisent des contenus de qualité, ces contenus peuvent intéresser les internautes d'autres pays. Je m'interrogeais ...l'idée était séduisante ... mais était-ce réaliste? serait-ce faisable?
Alors depuis jeudi je retourne la question dans tous les sens. J'en ai longuement discuté avec les équipes de Wikio, nous nous sommes demandés comment cette idée pourrait être mise en application, nous avons commencé à évaluer les coûts de traduction ... Il s'agit certes d'un sacré investissement, mais tellement dans l'esprit de la mission de Wikio qui est de promouvoir les blogs. Wikio peut diffuser les contenus des blogueurs français auprès des 4 millions d'internautes qui visitent notre site italien www.wikio.it, des 3 millions d'espagnols sur www.wikio.es , 2 millions d'allemands sur www.wikio.de , 2,5 millions d'anglais sur www.wikio.co.uk ! (chiffres xiti décembre).
J'en ai aussi beaucoup parlé avec Cathy, ma femme, qui m'a encouragé et qui m'a dit en souriant qu'on pourrait appeler le projet "Blog International" en référence à "Courrier International", ce magazine créé par Jacques Rosselin (coucou Jacques) pour proposer aux lecteurs français une traduction des meilleurs articles de la presse mondiale. Sur le papier, le choix est forcément limité, et traduire des articles de medias c'est intéressant. Mais traduire des articles de blogs, est-ce que c'est pertinent?
Nous sommes persuadés que la réponse est oui, à condition de faire une sélection, de choisir les billets qui ont le plus de chances d'intéresser les lecteurs étrangers!
Promouvoir les blogueurs de chaque pays dans toute l'Europe.La devise de ce blog est le mot d'Hergé: "seuls ceux qui croient en leurs rêves peuvent les réaliser". Nous allons donc tenter de réaliser ce rêve: promouvoir les blogueurs de chaque pays dans toute l'Europe. Il va de soi que nous allons aussi proposer aux blogueurs des autres pays de les traduire en français, vous pourrez donc bientôt lire sur Wikio leurs billets en français.
Wikio va devenir non seulement le site ou aller pour suivre la blogosphere française, mais aussi la blogosphere européenne. Nous afficherons les billets traduits dans un onglet "blogs européens" qui sera visible sur la page d'accueil et sur toutes les pages de Wikio.
Cathy est emballée par le projet (rappelez-vous son émission revue de blogs sur Europe1, elle a toujours été passionnée de blogs). Elle a accepté d'en prendre la tête.
Pour commencer, et pour garantir une qualité maximale des contenus, nous proposons aux blogueurs du Top 1000 de Wikio de devenir "blogueur européen". Si vous l'acceptez:
- Wikio traduira une sélection de vos articles en anglais, italien, espagnol et allemand
- Wikio diffusera ces traductions sur ses sites européens, sur une page en langue locale (exemple en anglais) qui vous permettra de vous présenter (nous traduirons aussi votre Bio dans chaque langue), et de mettre un lien vers votre blog français.
Cathy et moi, et les autres personnes de Wikio qui vont nous aider, nous avons un peu le sentiment de mettre un pied sur une terre inconnue. Nous sommes passionnés par ce nouveau projet, mais aussi très conscients des difficultés qui nous attendent.
Car nous allons essayer avec vous d'inventer un nouveau media pour la Blogosphere européenne.
Faites vous connaître en Europe!
Intéressé(e)? Entrez en contact avec Cathy sur son blog.
Les blogs français ne sont plus sur le podium du Top des blogs européens!!
Partageons mon avis et Poppyrose sont les deux seuls survivants dans le top 20! De tout et de rien est 24e ...
Les blogs français sont-ils fatigués? ne se linkent-ils plus? ou bien les blogueurs et blogueuses sont-ils tous passés sur Twitter?
Je partage souvent sur Twitter des articles glânés au cours de ma navigation sur Wikio: facile, un simple clic sur le bouton Twitter qu'on trouve sur Wikio sous chaque article.
Si vous ne suivez pas ma revue de presse, ou plutôt ma revue de blogs sur Twitter, voici quelques billets interessants que j'ai relevé ces derniers jours.
Censure : les webTV en Italie, c’est fini : http://wik.io/dvq6
Ce que censure la Chine sur Internet : http://wik.io/wSaj
Avis anti-IE : les téléchargements d'Opera et de Firefox s'envolent en Allemagne : http://wik.io/5xrW
Internet Explorer, victime expiatoire de Google : http://wik.io/vkY8
Déclaration de Google sur blog officiel: A new approach to China : http://wik.io/W8ro
Google en pâture à la vindicte géronto-culturelle. : http://wik.io/SmD4
Après la revente de Kelkoo, voici que Yahoo Shopping ferme ses portes aux US : http://wik.io/N73j
Echec de la première cyber manifestation contre Loppsi : http://wik.io/4OQS
Annonce! Wikio Sources, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre blog (ou sur celui de votre voisin)... : http://wik.io/2lQ2
ça veut dire quoi être de droite pour un romancier ? : http://wik.io/dz57
Twitter malgré des gains de notoriété très importants peine à décoller en terme de membres" (Ifop) http://bit.ly/65kBn3
Une startup française est en train de faire un véritable carton sans faire beaucoup de bruit: Criteo.
Fondée en 2005 par Jean-Baptiste Rudelle, lequel avait déja réussi un joli coup avec Kiwee (logos et sonneries), société revendue à American Greetings pour un montant non-communiqué, Criteo a tout d'abord développé un "moteur d'analyse prédictive". Concrètement Jean-Baptiste Rudelle et son équipe commencent par proposer un moteur de recommandation produits aux e-commerçants, un marché peu rentable, puis changent d'idée et se lancent sur un nouveau marché: le reciblage publicitaire.
L'idée est géniale: Criteo achète les espaces invendus sur les sites Internet, au CPM (coût pour mille), monétise cet espace grâce à son moteur de recommandation qui propose des offres de e-commerçants, et revend le trafic au CPC (coût par clic) aux mêmes e-commerçants. Pour être plus précis: "Criteo diffuse des bannières publicitaires affichant les produits consultés mais non achetés par un visiteur sur un site marchand. Ce mécanisme est assez puissant puisqu’il permet au e-commerçant de rester en contact avec un potentiel client encore indécis en lui soumettant à longueur de journée les produits sur une quantité importante de sites qu’il consulte." pour reprendre l'explication de Asertic qui relève d'ailleurs quelques dysfonctionnements mineurs.
Etant donné les quantités gigantesques d'espace invendus sur Internet, les CPM sont très faibles. Et le reciblage de Criteo est tellement efficace qu'il lui permet de très très bien gagner sa vie: Criteo est devenu le second acheteur d'espace sur l'Internet français derrière Ebay! j'estime son chiffre d'affaires 2010 à une cinquantaine de millions d'euros...
Criteo est la nouvelle success story de l'Internet français, et elle n'a pas fini de grandir. Chapeau!
C'est l'info qui fait le tour de la planète! Victime d'intrusions des services chinois dans ses systèmes, Google en a assez d'accepter toutes les humiliations de la dictature chinoise, et annonce qu'il cesse de censurer ses résultats de recherche en Chine. Au risque de devoir fermer son site chinois.
Voir le communiqué de Google sur son blog officiel, et une traduction partielle sur Zorgloob.
Enfin! moi qui avait tellement honte pour Google, Yahoo et Microsoft (MSN) de leurs compromissions avec cette dictature, qu'on ne peut comparer qu'à la presse collabo en France sous Pétain.
Articles de Kelblog:
Google, MSN, Yahoo!: l'éthique et le profit (censure des massacres de Tienanmen)
Google News censurant les infos sur le Tibet
Google ne perdra pas grand chose en termes de revenus s'il doit fermer son site chinois. Il adresse un signal fort aux militants des droits de l'homme pourchassés par la dictature, ayons une pensée pour Liu Xiabo qui vient d'être condamné à 11 and de prison!
Ensuite, Messieurs de Google, il faudra appliquer votre éthique flambant neuve aux autres dictatures, et par exemple cesser de jouer aux collabos en Egypte.
Yahoo collaborant à la chasse aux émeutiers tibétains
Quand à Yahoo! et Microsoft, on attend de savoir s'ils rejoindront le camp de l'éthique et de la liberté.
Il semble qu'une éternité s'est écoulée depuis qu'Eric Schmidt, le patron de Google, était au board d'Apple, tant les deux sociétés apparaissent désormais engagées dans une lutte à mort pour le contrôle de l'Internet mobile. Schmidt a démissionné le 3 Aout dernier. Sa position de membre du board d'Apple lui a sans doute permis de réaliser l'ampleur de la menace Iphone. Toujours est-il que depuis, Google pousse les feux de sa stratégie Android, marquée récemment par l'annonce du Google Nexus One.
En deux ans, l'Iphone a fait un hold-up total sur l'accès à Internet depuis un mobile en Europe et aux US, ou plutôt, il a inventé ce nouvel usage, que les téléphones traditionnels avaient totalement raté. Il en est autrement au japon ou l'Internet mobile est déja trés répandu, au point qu'il devient dominant par rapport à l'accès depuis un PC fixe.
On constate sur cette étude que les japonais utilisent énormément leurs téléphones pour bloguer, de plus en plus pour accèder aux réseaux sociaux, mais surtout - c'est le plus important en termes économiques- pour faire des recherches (search).
Ce qui apparait clairement dans ces chiffres japonais - un marché mobile qui a quelques années d'avance- c'est que Google risque gros dans la migration de l'Internet vers l'Internet mobile. Lui qui est le gardien de la porte d'accès du web - ô combien rémunératrice - pourrait se retrouver rapidement "displaced", déplacé, sous contrôle des fabriquants de téléphones! Pour en revenir à nos pays occidentaux, Google ne peut pas se permettre de laisser Apple contrôler de facto l'accès au search mobile!
Et voilà pourquoi Google fonce pleins gaz sur le mobile avec sa stratégie Android, une stratégie ouverte (open source) qui vise à rallier tous les fabriquants de téléphone contre Apple. Déja, 50% des nouveaux téléphones LG seront sous Android. Tous les fabricants s'y mettent, même Nokia et Sony Ericsson qui continuent pourtant leurs contorsions avec le système Symbian.
Et voilà pourquoi Google comme Apple achètent tour à tour des sociétés spécialisées dans la pub sur mobile: Quattro Wireless pour Apple la semaine dernière, après Admob pour Google. Le search de Google, sur Iphone, n'affiche pas (encore?) de liens sponsorisés. Peut-on exclure qu'Apple trouve le moyen de détourner à son profit le potentiel publicitaire?
Le combat d'Apple et de Google pour le contrôle de l'Internet mobile va être titanesque. Il rappelera celui du même Apple contre ... Microsoft. Apple reste fidèle à sa stratégie propriétaire, et Google mime la stratégie "ouverte" de Microsoft, en proposant son système d'exploitation à qui le veut.
Apple a, en gros, perdu contre Microsoft (même si les fans du Mac dont je fais partie sont nombreux). Cette fois, l'Iphone semble disposer d'une vraie avance en termes d'ergonomie (bon, suis-je objectif? je suis aussi un fan de l'Iphone).
Mais est-ce que cela suffira pour contrer Android, qui, comme Dos puis Windows dans le marché des ordis personnels, va fédérer toute l'industrie des fabricants de téléphones contre la firme de Steve Jobs?
Pour vous donner envie de lire cet article de Jean-Pierre Archambault sur Framablog en voici un extrait: lecture fortement recommandée aux hommes des medias et à ceux qui nous gouvernent.
L’économie de l’information s’est longtemps limitée à une économie de ses moyens de diffusion, c’est-à-dire à une économie des médias. Elle ne peut désormais plus se confondre avec l’économie du support puisque les biens informationnels ne sont plus liés rigidement à un support donné. L’essentiel des dépenses était constitué par les coûts de production, de reproduction matérielle et de distribution dans les divers circuits de vente. Aujourd’hui, les techniques de traitement de l’information, la numérisation et la mise en réseau des ordinateurs permettent de réduire les coûts de duplication et de diffusion jusqu’à les rendre à peu près nuls. Dans ces conditions, la valeur économique de l’information ne peut plus se construire à partir de l’économie des vecteurs physiques servant à sa distribution. De nouvelles sources de valeur sont en train d’apparaître. Le modèle économique de mise en valeur de l’information déplace son centre de gravité des vecteurs physiques vers des services annexes ou joints dont elle induit la consommation ou qui permettent sa consommation dans de bonnes conditions (...)